/news/currentevents
Navigation

Des fusils Taser auraient-ils pu faire la différence?

Coup d'oeil sur cet article

Le père d’un policier mort lors d’une intervention dans une réserve autochtone est persuadé que le jeune homme pris d’une folie meurtrière dans le Nord-du-Québec hier serait encore en vie si les policiers avaient été équipés de fusils Taser.

Michel Leroux annoncera sous peu la création d’une fondation en l’honneur de son fils Thierry décédé en février 2016 lors d’une intervention dans la communauté autochtone de Lac-Simon.

Ce dernier avait travaillé quatre mois pour la police de Kativik, dont les agents sont intervenus lors de l’événement malheureux à Akualivik.

«À la suite de l’événement de Thierry, ils se sont équipés [de Taser] à Lac-Simon. Je suis convaincu que s’ils en avaient eu en leur possession ils s’en seraient servi et la fin aurait été différente», dit M. Leroux.

Solution compliquée

Si le chef de police de Kativik, Michel Martin, ne peut s’avancer sur certains détails puisque l’enquête est dans les mains du Bureau des enquêtes indépendantes, il confirme que ses policiers ne sont pas équipés de fusils Taser.

«Ç’a déjà été étudié et on n’exclut pas de s’en équiper à l’avenir», indique-t-il.

L’argent, la formation et plusieurs aspects techniques compliquent toutefois l’ajout de telles armes comme moyens d’intervention pour la police de Kativik.

«Ça prend vraiment des conditions idéales pour utiliser un fusil à impulsions électriques, explique Michel Martin. Souvent, les gens portent beaucoup de couches de vêtement dans le Grand Nord, même en dedans. Ça rend hasardeuse l’utilisation de telles armes.»

Formation

M. Leroux et M. Martin s’entendent tout de même sur l’importance de former des policiers autochtones pour intervenir dans les communautés.

«On a toujours insisté sur l’importance de parfaire la formation policière pour les communautés autochtones», explique le chef de l’Association des Premières Nations du Québec et du Labrador.