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Ricardo dans une chicane de voisins

Son entreprise assure avoir réparé ce que ses travaux avaient abîmé chez un coiffeur qui réclame 14 000 $

Ricardo
Photo Frédérique Giguère Jacques St-Georges déplore que Ricardo ait manqué de respect à son endroit.

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Le chef Ricardo se retrouve au cœur d’une chicane de voisins, un résident de Saint-Lambert réclamant près de 14 000 $ à l’entreprise de l’homme d’affaires pour des dommages sur sa propriété.

Jacques St-Georges, un coiffeur de 63 ans, vit dans sa maison centenaire de l’avenue de Rothesay depuis une vingtaine d’années. En 2013, la compagnie de gestion immobilière C2L2, dont deux des quatre propriétaires sont Ricardo Larrivée et sa femme, a acheté le terrain situé juste à côté, où se trouvait auparavant une imprimerie.

Au terme de deux ans de travaux, l’Espace Ricardo et les bureaux de Ricardo Média inc. y ont été construits. On y retrouve notamment une boutique et un café qui portent le nom du populaire animateur.

Son entreprise assure avoir réparé ce qui avait été abîmé lors des travaux, a indiqué la porte-parole Nathalie Carbonneau. Le sexagénaire soutient toutefois avoir mis beaucoup de temps et d’argent à restaurer lui même sa propriété.

«Ricardo est arrivé ici avec ses gros sabots, comme s’il nous disait: “Tassez-vous, j’arrive!” a déploré M. St-Georges. Je n’en veux pas directement à Ricardo et je ne veux pas en faire une chicane personnelle, mais je suis son seul voisin mitoyen et j’aurais aimé être traité avec respect.»

Ricardo Larrivée<br>
<i>Chef et entrepreneur</i>
Photo Martin Alarie
Ricardo Larrivée
Chef et entrepreneur

Ignorés

Le coiffeur d’expérience soutient que sa clôture mitoyenne, son pavé uni, le revêtement de sa maison, la toiture et deux pergolas ont été lourdement endommagés pendant la construction. M. St-Georges a admis que l’entreprise avait réparé certains des dommages causés, mais, selon lui, beaucoup d’éléments auraient été ignorés.

M. St-Georges déplore le fait qu’il n’ait pas pu profiter de sa cour arrière pendant les deux étés qu’ont duré les travaux, en raison de la poussière et du bruit «insoutenable».

«Je me suis rendu malade, j’ai fait un burn-out avec ça, a-t-il dit. Je n’étais plus capable d’entendre le bruit des pelles mécaniques, des nacelles et des camions.»

Une photo prise par M. St-Georges en 2014, lorsque les travailleurs ont démoli la maison abandonnée qui était située juste à côté de la résidence de l’homme de 63 ans.
Photo courtoisie
Une photo prise par M. St-Georges en 2014, lorsque les travailleurs ont démoli la maison abandonnée qui était située juste à côté de la résidence de l’homme de 63 ans.

Petites créances

Le coiffeur s'est donc tourné vers les petites créances, il y a un an, pour réclamer 13 417,21 $ à Ricardo Média inc., l’entreprise qui exploite les lieux.

Un mois plus tard, l’entreprise contestait sa demande, soutenant qu’«aucun dommage n’a été fait ou constaté» et donc que «les dommages réclamés sont nettement exagérés».

Les deux parties, qui ont bien hâte que cette histoire soit réglée, ont accepté la médiation, qui devrait avoir lieu prochainement.

L’entreprise n’a pas souhaité commenter davantage le dossier et a accordé sa confiance au tribunal.