/24m/city
Navigation

SERAM : la gestion des pannes fait grimper les coûts à 129M$

Les coûts pour l’implantation du système de télécommunication des policiers et pompiers de Montréal ont explosé de 54,8M$ en raison des pannes répétées et son efficacité n’est toujours pas garantie.

Bloc Police SPVM
Photo d'archives, Chantal Poirier

Coup d'oeil sur cet article

L’implantation du système SERAM, ce système de communication qui permet aux services d’urgence de communiquer entre eux et leurs répartiteurs, coutait à l’origine 74,4M$ et se chiffre maintenant à 129,2M$, indique le premier rapport de la nouvelle vérificatrice générale de Montréal, Michèle Galipeau.

Cette augmentation serait notamment due à la gestion des pannes majeures qu’a connues le système depuis le début de son implantation en 2014, certaines fois même en plein réveillon du Nouvel An, qui ont entraîné la mise en œuvre d’un plan de redressement par le Service des technologies de l’information (STI) de Montréal.

«Cette situation a occasionné des délais significatifs sur l’échéancier initial de réalisation du projet, une pression à la hausse sur les coûts et des besoins qui ont été laissés pour compte ou mis en veilleuse», explique le rapport rendu public lundi.

L’implantation du SERAM devait initialement être terminée en décembre 2015, mais ne pourra finalement pas être complétée avant la fin de l’année 2017.

Coûts au fournisseur

Le STI assure toutefois, en réponse au rapport de la vérificatrice, que les coûts de correction du système sont entièrement assumés par [le fournisseur] Airbus et ne sont pas aux frais de la Ville».

Montréal maintient son plan financier de 87M$, qui avait été révisé en 2012 en raison d’estimations à l’interne trop faibles, et refile les coûts supplémentaires au fournisseur.

Pour limiter les pannes, il est également prévu d’augmenter les pénalités au fournisseur dès le 1er juillet prochain, indique le rapport.

Pas assez performant

Bien que la vérificatrice juge efficace le plan de redressement du STI pour corriger les pannes, le système SERAM ne serait tout de même pas suffisamment performant.

Elle explique que l’impossibilité pour les appareils du SERAM d’être géolocalisés et de communiquer en étant dans un souterrain peut nuire au travail des agents.

Le plan de redressement avait même permis de constater que «l’infrastructure du SERAM n’avait pas la robustesse requise pour une infrastructure de sécurité publique».

Projet Montréal ne croit pas que Montréal doive se débarrasser du système SERAM mais est d’avis que les pénalités doivent être haussées. «Avec l’argent qui a déjà été investi, il faut en arriver à des solutions plus concluantes», indique la chef Valérie Plante.

Faits saillants du rapport de la VG

  • Argile du frêne: Il n’existe pas encore de bilan formel pour dresser l’efficacité du plan de lutte contre l’argile du frêne et de l’augmentation du nombre d’arbres sur l’île. Les actions réalisées ne sont pas suffisamment documentées.

  • Feux de circulation: La Ville n’est pas en mesure de confirmer que la mise aux normes des feux de circulation soit conforme aux exigences de la loi.

  • Feux de circulation: Les coûts de mise aux normes sont passés de 42M$ à 65M$ pour des interventions sur seulement la moitié des intersections prévues au départ.

  • Écocentres: Un contrat pour la gestion des écocentres a été octroyé sur une base régulière à un même organisme. La vérificatrice a transféré le dossier au Bureau de l’inspecteur général (BIG).