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La mission d’Hydro-Québec transformée d’ici 2030

Les échanges d’énergies avec les particuliers deviendront chose courante

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Grâce aux énergies vertes comme le solaire, les Québécois pourraient devenir, d'ici 15 ans, leur propre producteur d'énergie et forcer Hydro-Québec à changer sa mission dès 2030.

«Il faut se préparer parce que ça va changer complètement notre façon de faire les choses. On ne va pas que pousser l’énergie... on va aussi en échanger», a lancé Éric Martel, PDG de la société d’État québécoise. Celui qui dirige les destinées d’Hydro-Québec depuis 2015 estime qu’Hydro ne se contentera plus de produire et de distribuer de l’électricité. «On va vouloir échanger de l’énergie avec nos propres clients pour en faire le commerce», a-t-il fait valoir lors de la Conférence de Montréal, hier.

Énergies alternatives

Éric Martel estime que les gros joueurs de l’énergie seront obligés de s’adapter à l’émergence des technologies liées aux sources d’énergies alternatives. Selon lui, la tendance est mondiale et les échanges d’énergies avec les clients résidentiels deviendront chose courante.

Par exemple, l’énergie solaire photovoltaïque devrait coûter de moins en moins cher à produire, selon des études de marché produites par Hydro-Québec.

Au Québec, la tendance à l’autoproduction d’énergie se fera sentir plus tard qu’ailleurs puisque les coûts d’électricité sont les plus bas sur le continent, a noté M. Martel.

Des tarifs en hausse

«La beauté, c’est qu’au Québec, on a les tarifs les plus bas en Amérique du Nord. Les tarifs montent tranquillement. Mais, éventuellement, on pense que les deux vont se croiser», a-t-il dit, précisant que la tendance se fera sentir à son plus fort vers 2030.

Il croit cependant que la population ne se tournera pas vers l’autoproduction d’énergie que pour des raisons économiques. «Les gens voudront produire une partie de leur énergie pour des questions de principe, pas juste pour des raisons économiques», a-t-il conclu.