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Les arrestations ont doublé au Grand Prix

La demande de services sexuels est en croissance

Michel Bourque
Photo Vincent Larin Michel Bourque

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Le nombre d’arrestations pour de la sollicitation de services sexuels a presque doublé durant le Grand Prix de Formule 1 cette année alors que les autorités constatent une demande croissante pour de tels services.

L’opération menée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a permis d’arrêter 17 personnes qui ont réclamé des services sexuels de mineurs et quatre autres pour du proxénétisme ou de la traite de personne.

L’an dernier, le SPVM avait procédé à 10 arrestations au courant de la même période.

Ces arrestations ne sont pas nécessairement liées au Grand Prix de Formule 1, mais elles ont toutes été effectuées durant l’évènement et les deux semaines qui l’ont précédé, a indiqué le commandant Michel Bourque du SPVM.

Si les profils des personnes arrêtées sont variés, toutes sont originaires de la province, ce qui fait dire au commandant Bourque qu’il ne s’agit pas de touristes venus à Montréal pour obtenir des services sexuels. «On n’est pas en mesure de faire un lien direct», dit-il.

Opération conjointe

L’opération du SPVM, menée conjointement avec la Gendarmerie Royale du Canada (GRC), a également permis de constater que l’offre de services sexuels est trois à quatre fois plus importante lors d’évènements comme le Grand Prix.

Quatre nouvelles enquêtes ont été ouvertes par la GRC grâce aux informations obtenues lors d’une campagne de sensibilisation menée du 5 au 10 juin.

Les services des douanes et de la protection frontalière des États-Unis en contact avec la GRC ont ainsi contrôlé 3500 véhicules, cinq trains, 12 autobus et 65 avions privés.

De son côté, la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle indique qu’elle est satisfaite du travail des policiers, mais les invite à poursuivre leur travail de prévention.

«C’est 365 jours par année que des femmes qui sont dans l’industrie, qui tentent d’en sortir ou qui en sont sorties nous parlent de l’exploitation qu’elles subissent», indique une porte-parole de l’organisme, Martine B. Côté.