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Modulation des tarifs de garde: Couillard comparé à Séraphin

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Photo Simon Clark Les 130 millions$ supplémentaires facturés aux parents l’an dernier grâce à la modulation des tarifs des garderies subventionnées ont fait réagir les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, mercredi matin.

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Philippe Couillard a des airs de Séraphin Poudrier quand il facture 130 millions $ supplémentaires aux parents pour réinvestir uniquement 40 millions $ dans le réseau de garderies, estime Manon Massé.

«Monsieur Couillard joue le rôle de Séraphin Poudrier, dans lequel on engrange des surplus – 4 milliards $ cette année – et on les prend dans la poche des parents», a raillé la porte-parole féminine de Québec solidaire mercredi matin.

Radio-Canada révélait mercredi matin que 126 000 familles ont dû débourser près de 130 millions $ l’an dernier, en plus de la contribution de base de 7,75 $ par jour.

Manon Massé rappelle que 2600 parents ont dû prendre une entente de paiement avec Revenu Québec.

Proulx se défend

Loin de reculer, le ministre de la Famille a défendu la hausse des tarifs selon le revenu des parents. «La modulation des tarifs est là et elle fonctionne extrêmement bien dans la mesure où ça vient pour soutenir les services de garde que nous offrons à la population», a dit Sébastien Proulx.

Les sommes récoltées, plaide-t-il, sont réinvesties «pour bonifier encore qualité, infrastructures, sécurité».

«La part des parents, elle représente ce que représentait la part des parents au moment où le programme a été mis en place, a ajouté le ministre Proulx. On est en bas du 20 % qu'on avait au début. Aujourd'hui, le parent paie environ 18,5 % de la part d'une place, donc du montant total d'une place par jour.

«Miettes»

La porte-parole de la CAQ en matière de famille a plutôt qualifié de «miettes» le réinvestissement de 40 millions $ annoncé plus tôt cette semaine. «On prend, en tout, 237 millions à deux mains dans les poches des familles puis on leur donne, du bout des doigts, les miettes de 40 millions», a lancé Sylvie D’Amours au Salon bleu.

Pour le PQ, le gouvernement doit abandonner la modulation et revenir à un tarif unique. «Il y a des gens de classe moyenne supérieure... c’est 1000 $, 1500 $, 2000 $ qu’ils ont eu sur leur ligne 434 de l’impôt, dit le chef péquiste, Jean-François Lisée. C’était comme un Boeing 434 qui arrive dans votre budget familial.»