/weekend
Navigation

Trois soirs dans l’univers de Charlotte Cardin

Trois soirs dans l’univers de Charlotte Cardin
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

Coup d'oeil sur cet article

Charlotte Cardin a l’intention de se «mettre à nu» sur la scène du Métropolis cette semaine. La jeune chanteuse profitera du Festival de jazz de Montréal pour présenter de toutes nouvelles chansons qui figureront sur son premier album. «C’est un stress immense, mais c’est aussi un partage incroyable avec les fans», confie-t-elle.

«Essayer de nouvelles chansons que les gens n’ont jamais entendues lors d’un spectacle, c’est comme se mettre à nu devant eux; la réaction des gens est instantanée, et ça, ça ne ment pas. Mais je leur fais confiance», complète ­timidement Charlotte Cardin.

On pourra bien évidemment y entendre les pièces de son EP, Big Boy, paru il y a deux ans, mais également Just Like That, le tout nouveau titre de la chanteuse, lancé spécialement pour l’occasion la semaine dernière. Le ­nouveau son qu’elle y propose est-il représentatif de son premier album, attendu à l’automne? Pas vraiment.

«Je tenais à sortir une chanson plus jazz, très différente de mon EP, pour le festival. Mais Just Like That est très dénudée en comparaison avec d’autres pièces de l’album qui seront beaucoup plus complexes, davantage appuyées par la production», explique-t-elle.

La musique à temps plein

L’album progresse donc rondement. Pour ce faire, celle qui a d’abord ­travaillé comme mannequin avant de tenter sa chance lors de la ­première saison de l’émission La Voix, a délaissé le mannequinat pour se consacrer ­entièrement à sa carrière ­d’auteure-compositrice-interprète.

«La transition s’est faite très naturellement. Et de toute façon, je n’ai jamais vraiment aimé le métier de mannequin», laisse-t-elle tomber.

Et il semble bien qu’elle ait choisi la bonne voie. Alors que deux concerts étaient d’abord prévus au Festival de jazz de Montréal, une troisième date s’est rapidement ­imposée pour ­satisfaire la demande. Un ­engouement que la principale ­intéressée peine à s’expliquer.

«Je n’ai sorti qu’un EP à ­présent. C’est un choc immense – et inexplicable – de voir que les gens me font assez confiance pour acheter des billets et venir découvrir davantage mon univers dans une salle de spectacle», s’étonne la chanteuse.

Et il n’y a pas que le Québec qui soit tombé sous le charme de la jeune femme de 22 ans. ­Charlotte Cardin cumule les spectacles aux États-Unis, où elle donnait une série de concerts le mois dernier. Dans les prochains mois, elle y retournera pour se produire dans le cadre de différents festivals musicaux.

«J’en suis encore à l’étape de tâter le terrain. C’est très ­différent là-bas, je commence en bas de l’échelle et je fais des plus petites salles. Mais les gens sont très ­accueillants et tout l’enthousiasme des fans québécois me donne un gros boost pour arriver plus confiante à chaque fois», explique-t-elle.


Charlotte Cardin montera sur la scène du Métropolis le 30 juin et les 1er et 2 juillet.