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Coupable de conduite en état d'ébriété... pour une 10e fois

Ne pouvant posséder légalement un véhicule, Michel Girard utilisait la camionnette de sa conjointe pour conduire avec près de 300 mg d’alcool par 100 ml de sang.
Photo Roger Gagnon Ne pouvant posséder légalement un véhicule, Michel Girard utilisait la camionnette de sa conjointe pour conduire avec près de 300 mg d’alcool par 100 ml de sang.

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L’impénitent Michel Girard, 49 ans, de Chicoutimi, a été dénoncé par sa famille pour avoir pris le volant le Jour de l’An. Sa sentence sera connue en septembre.

Le 1er janvier dernier, toute sa famille réunie a tenté de le dissuader de prendre la camionnette de sa conjointe ; il était déjà sous le coup de deux interdictions de conduire, à perpétuité, prononcées en 2011.

Un proche lui a enlevé les clés du véhicule, mais il les a reprises pour mettre le contact et prendre la route dans un état pitoyable. Sa nièce et son fils ont téléphoné à la police pour éviter qu’il blesse encore une fois une innocente victime, comme ce fut le cas au cours d’une de ses neuf précédentes infractions.

Obstination

La police a retracé le conducteur chez lui, bien endormi. Des traces fraîches dans la neige ont fait le lien entre la camionnette et sa porte d’entrée pour justifier son arrestation.

Girard a résisté et s’est obstiné à demander un mandat, ce que les policiers n’avaient pas à obtenir en raison de la poursuite découlant d’un crime qui venait d’être commis.

Au poste de la Sécurité publique de Saguenay, Girard a testé à plus de trois fois la limite permise avec des taux de 294 et 271 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang.

Le tribunal a refusé de le remettre en liberté à cause de ses antécédents, dont 47 mois pour conduite dangereuse en 2011. Girard a aussi forcé la tenue d’une enquête préliminaire où des membres de sa famille sont venus déclarer qu’ils n’avaient pas réussi à le convaincre.

Dénouement

Mardi, au palais de justice de Chicoutimi, Girard a finalement accepté de reconnaître sa dixième conduite avec les facultés affaiblies et sa sixième conduite pendant interdiction. La procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Karen Inkel, a retiré un onzième chef pour une deuxième conduite le même jour.

« Mon client a un très gros problème », a indiqué son avocat de l’Aide juridique,

Me Olivier Théorêt : « il est atteint d’une grave maladie : l’alcoolisme ».

L’avocat souhaite que son client ne touche plus jamais à un volant de sa vie. « J’espère qu’il a compris », a-t-il déclaré. Les deux avocats ont évoqué la possibilité d’une suggestion commune de longue peine de pénitencier qui sera prononcée le 5 septembre prochain.