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Buanderie Lavérendière: incertitude au sujet de la nouvelle usine publique

Gaetan Barrette
Photo Simon Clark 15 mois après que le ministre Barrette eut pourtant tranché en faveur du projet, l’incertitude plane toujours sur le projet de construction de la buanderie Lavérendière, dans Lanaudière.

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L’incertitude plane toujours sur le projet de construction de la buanderie Lavérendière, dans Lanaudière, 15 mois après que le ministre Barrette eut pourtant tranché en faveur du projet présenté par cette mégabuanderie publique.

Au ministère de la Santé, on confirme que des analyses sont toujours en cours. Les résultats sont attendus prochainement.

«À la suite des rapports sur le projet de Lavérendière, des analyses subséquentes ont été demandées pour mesurer l’impact des conclusions de ces rapports sur la décision de retenir la solution publique pour le projet de buanderie. Elles permettront de confirmer que la solution retenue est la meilleure pour le contribuable québécois», précise la porte-parole du ministère, Marie-Claude Lacasse.

Le projet de nouvelle usine est évalué à 21,4 millions $.

Ministre interpellé

La CSN et des députés du Parti québécois doivent tenir une conférence de presse ce matin, à Montréal, afin d’interpeller le ministre Barrette dans ce dossier. La CSN, qui représente la cinquantaine de travailleurs de la buanderie publique Lavérendière, craint que le ministre ne fasse volte-face et reconsidère finalement les propositions soumises par le privé.

Un joueur privé important, Buanderie Blanchelle, n’a pas jeté la serviette, après avoir été écarté par le gouvernement. L’entreprise, qui emploie 260 travailleurs, dont près de 140 à Repentigny, a multiplié les démarches pour infléchir la décision ministérielle, embauchant notamment jusqu’à cinq lobbyistes pour faire pression sur le gouvernement.

« Sage décision »

Selon le président de Blanchelle, Pierre Ferron, le gouvernement a pris une «sage décision» en demandant des analyses supplémentaires. «Il a été démontré que la première étude n’était pas allée au fond des choses et favorisait des dépenses inutiles, alors que l’industrie peut offrir un meilleur service à un meilleur prix», argue-t-il.

M. Ferron fait également valoir que la MRC de l’Assomption s’est dite préoccupée par de possibles pertes d’emplois découlant du projet de mégabuanderie publique.

À Québec, le projet de construction de la nouvelle buanderie publique Partagec, estimé à 36,4 millions $, va de l’avant, assure le ministère de la Santé.