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Les États-Unis inquiets pour le respect des libertés à Hong Kong

Les États-Unis inquiets pour le respect des libertés à Hong Kong
AFP

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Les États-Unis se sont dits jeudi inquiets pour le respect de la démocratie à Hong Kong, vingt ans après la rétrocession de la ville à la Chine sous un statut particulier censé lui permettre de jouir d’une plus grande liberté que sur le continent.

«Les États-Unis restent préoccupés face à toute atteinte aux libertés civiques à Hong Kong, dont la liberté de la presse, et nous soutenons le développement du système démocratique de Hong Kong, y compris la mise en oeuvre du suffrage universel en conformité avec la loi fondamentale» régissant le territoire, a déclaré la porte-parole du département d’État, Heather Nauert, dans un communiqué.

Des festivités ont été lancées jeudi pour marquer le 20e anniversaire de la rétrocession à la Chine de Hong Kong, colonie britannique entre 1841 et 1997. A cette occasion, le président chinois Xi Jinping s’y est rendu pour sa première visite depuis son investiture en 2013.

Certains Hongkongais considèrent que la Chine est en train de renforcer son emprise politique, reniant le principe «Un pays, deux systèmes» qui avait présidé à la rétrocession et garantissant à Hong Kong, en théorie jusque 2047, des libertés inconnues en Chine continentale.

«Alors que Hong Kong tourne son regard vers sa troisième décennie sous souveraineté chinoise, nous appelons à la protection et au renforcement des valeurs et traditions qui ont fait de la ville un succès enviable», a poursuivi la porte-parole du département d’État.

Ces déclarations surviennent lors d’une journée marquée par plusieurs initiatives américaines susceptibles d’irriter Pékin.

Washington a ainsi annoncé ses premières sanctions financières à l’encontre d’une banque chinoise, accusée de mener des activités illicites avec la Corée du Nord.

Peu après, un responsable américain a révélé que l’administration Trump avait autorisé la vente de 1,3 milliard de dollars d’armement à Taïwan. Tout en prenant soin, toutefois, de préciser qu’il n’y avait «pas de changement» vis-à-vis du respect de la politique dite de la «Chine unique», selon lequel Pékin interdit à tout pays d’entretenir des relations officielles avec des dirigeants taïwanais.

La dernière vente d’armes américaine à Taïwan remonte à décembre 2015.