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Il poursuit son ex pour avoir la garde d’un chien

L’homme réclame également à son ancienne copine 6000 $ en dédommagement

Une femelle berger australien prénommée Ashley avait 2 mois au moment de la rupture entre ses maîtres, James Clark et Tarah Joannou. Scout, un mâle de la même race, avait quant à lui 13 mois. L’homme aimerait avoir la garde d’un des deux chiens.
Photo Facebook Une femelle berger australien prénommée Ashley avait 2 mois au moment de la rupture entre ses maîtres, James Clark et Tarah Joannou. Scout, un mâle de la même race, avait quant à lui 13 mois. L’homme aimerait avoir la garde d’un des deux chiens.

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Un Montréalais qui dit ne plus dormir depuis qu’il est sans contact avec ses deux chiens s’est tourné vers les tribunaux pour réclamer à son ex 6000 $ de même que la garde d’au moins une des bêtes.

James Clark et Tarah Joannou se sont séparés en octobre dernier, après 14 mois de vie commune. Mais depuis la rupture, Scout et Ashley, deux jeunes bergers australiens, habitent chez madame, déplore M. Clark dans une requête introductive d’instance déposée récemment au palais de justice de Laval.

L’homme a intenté une poursuite judiciaire contre son ancienne copine afin de récupérer au moins un des deux chiens acquis durant la relation.

« [Il] a énormément souffert de cette situation, lui résultant du stress, de l’insomnie et de l’angoisse à l’égard du bien-être de ses chiens », peut-on, entre autres, lire dans le document de cour.

Le couple aurait acheté les bêtes en décembre 2015 et en août 2016, du même propriétaire, au coût d’environ 500 $ chacune. Ils se seraient partagé les paiements, affirme M. Clark dans sa poursuite.

Choisir son chien

Après que celui-ci eut quitté la résidence familiale, il aurait été convenu entre les ex qu’ils ne se reparleraient « uniquement et exclusivement [qu’] en ce qui concerne le partage des animaux domestiques », peut-on lire dans le document judiciaire.

L’homme aurait alors suggéré de « couper la poire en deux » et que chacun conserve un chien, laissant le choix à son ex de garder celui qu’elle préfère.

Mais Mme Joannou collaborerait peu, refusant tout contact avec son ancien conjoint.

Elle lui aurait même fait comprendre, par personne interposée, « qu’aucun des deux chiens qu’ils ont achetés ensemble ne partira avec [lui] ».

Choc émotif

Par ailleurs, en plus de demander la garde de Scout ou d’Ashley, M. Clark espère obtenir 6000 $ en dédommagement.

« Le refus catégorique de [madame] de donner accès à l’un de ses chiens lui cause un profond chagrin. [Il] est émotionnellement très attaché à ses animaux et ces derniers ont fait partie intégrante de sa vie », peut-on lire dans la requête.

L’interdiction de reprendre un de ses pitous ou même de les voir l’atteindrait « moralement ».

Depuis sa séparation, « il ne pense qu’à retrouver l’un de ses animaux », est-il aussi écrit.

Il demande en effet 5000 $ pour troubles, ennuis et inconvénients, ainsi que pour les préjudices causés résultant du « choc émotif ». Il demande aussi 1000 $ pour dommages punitifs et exemplaires.

Jointe par téléphone, Mme Joannou s’est dite découragée d’avoir à dépenser autant d’argent pour se livrer à une telle bataille judiciaire.

« C’est ridicule qu’il ait le droit légal de me poursuivre pour quelque chose qui m’appartient », a-t-elle lancé, affirmant avoir l’intention de conserver la garde de ses chiens.

M. Clark a pour sa part tenu à préciser avoir d’abord proposé à son ex-conjointe d’aller en médiation avant d’entamer toute poursuite judiciaire. À la suite de son refus, il s’est tourné vers les tribunaux, a-t-il expliqué par l’entremise de son avocat, hier.

«Mon client considère ses deux chiens comme ses enfants et il espère que son dossier permettra de faire évoluer l'état du droit sur le statut juridique des animaux domestiques», a indiqué Me Mathieu Farazandeh.