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Il doit verser 1,1 M$ pour un accident de bateau

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Une balade en bateau sur le lac Saint-François il y a 10 ans vient de coûter très cher à un plaisancier de Châteauguay, qui devra verser plus d’un million de dollars à une femme heurtée après avoir été expulsée de la bouée tirée par son embarcation.

Dans un jugement rendu mercredi, la Cour supérieure du Québec déclare que le conducteur du bateau, Pierre Lebrun « ne s’est pas comporté de manière prudente et diligente » et est donc responsable de l’accident qui a causé un traumatisme crânien à Brenda Émond.

« Je suis soulagée que ça ait enfin abouti et que la juge ait fait un bon travail, a dit la victime. En même temps, on dirait que je ne le réalise pas. Je suis encore dans mes 10 ans de malheur. »

M. Lebrun a été condamné à payer à Mme Émond, désormais inapte à travailler, la somme d’un million de dollars pour ses pertes de salaire passées et futures. Il devra également débourser 120 000 $ pour compenser les souffrances physiques et morales qu’a subies la passagère de la bouée et rembourser les frais de justice encourus, pour un total de 1 145 793 $.

Vague de deux pieds

Le 11 août 2007, Branda Émond, sa fille de 15 ans Kelly et un ami de la famille prenaient place dans une chambre à air tirée par le bateau de Pierre Lebrun lorsque celui-ci a entrepris un virage vers la droite pour éviter de frapper une vague d’environ deux pieds de hauteur.

Lors de cette manœuvre, la bouée a dévié vers la gauche et est entrée en collision avec la vague à une vitesse d’au moins 20 mi/h, ce qui a entraîné l’expulsion des trois passagers.

Selon le Tribunal, « d’autres options plus sécuritaires pour les passagers de la bouée » s’offraient à Pierre Lebrun, qui disposait « du temps nécessaire pour réagir ». Il aurait par exemple pu couper les moteurs ou réduire significativement la vitesse du bateau.

En remontant sur l’embarcation, Mme Émond se plaignait de nausées, d’étourdissements et de douleur à la tête. Peu de temps après son retour sur la terre ferme, la femme de 45 ans s’est évanouie avant d’être transportée par ambulance au centre hospitalier. Elle a finalement reçu un diagnostic de traumatisme crânien mineur.

Depuis ce temps, la condition de Brenda Émond n’a cessé de se détériorer, ce qui l’a poussée à poursuivre son ami de longue date, M. Lebrun.

Elle souffre notamment de maux de tête sévères, de sensibilité au bruit, de pertes de mémoire et d’une diminution de la concentration qui l’empêchent de reprendre son emploi de gestionnaire des inventaires.

Maintenant qu’elle sait qu’elle sera dédommagée, la femme de Terrebonne estime qu’elle pourra « faire la paix » avec ce qui s’est passé. « Je suis contente, la vérité l’a emporté », conclut-elle.

Le Journal n’a pas réussi à entrer en contact avec M. Lebrun.