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Un nouveau look pour les véhicules de la SQ

On troquera le blanc pour le noir dès l’automne sur les nouveaux modèles

La nouvelle apparence des voitures de la Sûreté du Québec permettra d’accroître la visibilité et la sécurité des patrouilleurs.
Photo Ben Pelosse La nouvelle apparence des voitures de la Sûreté du Québec permettra d’accroître la visibilité et la sécurité des patrouilleurs.

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Après ses uniformes, la Sûreté du Québec poursuit ses changements en modifiant l’allure de ses véhicules de patrouille, qui passeront bientôt du blanc au noir.

Dès l’automne, les automobilistes commenceront à voir les nouveaux modèles plus foncés arpenter les routes de la province. La SQ a déjà acheté 225 véhicules pour amorcer le renouvellement de sa flotte.

Seules les quatre portières des nouveaux véhicules demeureront blanches. Tout le reste des voitures de patrouille sera entièrement noir.

Selon des études, le contraste entre les deux couleurs assurerait une meilleure visibilité et, du même coup, une plus grande sécurité pour les policiers, a expliqué Martin Prud’homme, directeur général de la SQ.

La police provinciale ne délaissera pas pour autant ses emblématiques couleurs puisque deux bandes vert olive et jaune seront collées au haut des portières.

Des gyrophares plus performants ont aussi été ajoutés aux nouvelles automobiles. Fonctionnant avec la technologie DEL, ils consomment moins d’énergie et sont plus visibles. Finalement, d’autres feux ont été installés sur les côtés.

« Le véhicule qu’on avait était déjà sécuritaire, mais celui-là l’est encore plus, a indiqué M. Prud’homme. Il est plus visible, alors ça pourrait réduire les risques de collision. C’est sûr que plus vite tu identifies un véhicule de police, plus vite tu vas réagir. »

Pas plus cher

La SQ assure que ce nouveau look n’engendrera aucun coût supplémentaire et cadrera dans son budget annuel.

En effet, chaque véhicule noir mis sur la route remplacera une ancienne voiture qui aurait été mise au rancart de toute façon.

«À 200 000 kilomètres, on change les voitures, a expliqué M. Prud’homme. Ce n’est pas plus cher de commander un blanc ou un noir. »

Selon les projections, il faudra environ trois ans pour remplacer toutes les voitures du service. Pour ce qui est des véhicules spécialisés qui font moins de kilométrage, comme ceux utilisés par l’identité judiciaire ou les techniciens en scène d’incendie, la SQ attendra jusqu’à leur fin de vie utile avant de les remplacer.

Ère de changements

Ces nouveaux véhicules viennent s’ajouter à une série de changements amorcés à la SQ sous la direction de Martin Prud’homme.

Outre de nouveaux uniformes, le corps policier a aussi annoncé ces derniers mois l’acquisition de plus de 260 véhicules utilitaires sport pour mieux répondre aux besoins dans les régions, de 250 pistolets à impulsion électrique, ainsi que de 150 carabines semi-automatiques pour les situations à haut risque.

Fier du virage entrepris, le directeur général a confié vouloir maintenant s’attaquer au système de communication de la Sûreté du Québec, le RENIR, qui connaît de nombreux ratés depuis son entrée en fonction.

 

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Photos LE JOURNAL DE MONTRÉAL, Ben PELOSSE

 

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Séparer les patrouilleurs des suspects

Les nouveaux uniformes, comme celui de Martin Prud’homme, seront portés à l’automne par les policiers de la SQ.
Photo Ben Pelosse
Les nouveaux uniformes, comme celui de Martin Prud’homme, seront portés à l’automne par les policiers de la SQ.

Un grave accident qui a failli coûter la vie à deux patrouilleurs a poussé la direction de la SQ à exiger l’installation de cloisons de sécurité pour tous ses véhicules.

À l’été 2015, les policiers Kevin Laplante et Guillaume Bernier ont arrêté un homme suspecté d’avoir menacé quelqu’un avec une arme à feu. Alors qu’ils roulaient sur la route 117 pour se rendre au poste de Mont-Laurier, l’homme s’est plaint de douleurs aux épaules. Puisqu’il ne semblait pas agressif, les agents ont accepté de le menotter avec les mains devant.

Peu après, le suspect s’est soudainement avancé et a fait dévier le volant de l’auto-patrouille. Il a provoqué une violente collision avec un poids lourd qui circulait en sens inverse. Il n’y avait aucune cloison de sécurité dans le véhicule pour séparer les policiers du suspect. Le conducteur, Guillaume Bernier, a été gravement blessé.

Plus jamais

« Je suis allé le voir à l’hôpital et je m’étais dit que ça n’arriverait plus », a raconté Martin Prud’homme, directeur général de la SQ.

Après des mois de réhabilitation, le jeune agent a finalement repris le travail.

Avant l’accident, seulement 140 véhicules dans toute la province possédaient une cloison de sécurité. Aujourd’hui, la SQ a augmenté ce nombre à 382 et le grand patron souhaite que toutes les auto-patrouilles soient munies d’une telle installation.