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Forcé d'aller sur une montagne pour transmettre ses données médicales

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TROIS-RIVES - L'absence d'ondes cellulaires sur la route 155, en Haute-Mauricie, est un réel problème, non seulement pour les automobilistes, mais aussi pour un homme de Trois-Rives qui souffre de problèmes cardiaques.

Dorénavant, les patients souffrants de problèmes cardiaques sont suivis grâce à un système de télémétrie, via les ondes cellulaires.

Mais puisqu’il n’y a pas de signal cellulaire chez lui, Yvon Paquin se rend tous les trois mois sur le plus haut sommet des environs avec son attirail de transmission. Il s’agit du seul endroit où il peut alimenter les données sur son état de santé, enregistrées à partir d’un capteur qu’il porte en permanence, vers le service de cardiologie de Trois-Rivières.

Si cela convient pour les informations trimestrielles, c’est quotidiennement, chaque nuit pendant le sommeil entre 2 h et 4 h, que la lecture doit en principe être transmise. Jusqu’en décembre dernier, tout fonctionnait par ligne téléphonique conventionnelle, mais depuis, une nouvelle technologie a été adoptée et tout fonctionne par cellulaire. Évidemment, pas question d’aller dormir sur la montagne chaque nuit pendant deux heures pour transmettre les données.

«La personne peut savoir tous les jours, avec les données qu’ils ont, si la batterie du défibrillateur a fait défaut, a expliqué M. Paquin, en entrevue à TVA Nouvelles. S’il y a quelque chose qui baisse, ils t’appellent.»

Il y a deux ans, Rogers a failli venir installer une tour dans le secteur, ce qui aurait réglé le problème, mais la compagnie y a renoncé, faute de rentabilité

La route 155 n’est que très partiellement desservie par cellulaire. La Tuque a bien trouvé un fournisseur de service pour prendre le relai de Rogers, mais il faudra l’aide financière de Québec et d’Ottawa. Le patient est lui aussi allé frapper à la porte des élus.