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Justin Trudeau veut un cimetière musulman dans la région de Québec

Justin Trudeau s'est porté à la défense du projet de cimetière musulman à Québec.
Photo Stevens LeBlanc Justin Trudeau s'est porté à la défense du projet de cimetière musulman à Québec.

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Justin Trudeau s'est porté à la défense du projet de cimetière musulman lors de son passage dans la capitale nationale mercredi.

«On a des familles, des citoyens musulmans au Canada depuis des années. On s’attend à ce que les enfants, les petits enfants puissent aller visiter leur proche décédé dans leur pays», a lancé le premier ministre du Canada lors d’un point de presse à Québec.

Il a déploré le choix de la vingtaine de citoyens de Saint-Apollinaire qui ont bloqué le projet à la suite d’un référendum de zonage. «C’est sûr que c’est décevant», a-t-il dit. Il a assuré que son gouvernement allait soutenir l’établissement d’un cimetière confessionnel pour les musulmans dans la région. «Si le gouvernement fédéral a un rôle à jouer, on va le jouer», a-t-il affirmé.

M. Trudeau critique aussi les militants du groupe d’extrême droite La meute dans le débat qui a déchiré la population de ce petit village. «Dans chaque société il va y avoir des intolérants, des racistes», a-t-il laissé tombé.

Le premier ministre libéral estime que ce groupe, qui a des dizaines de milliers de membres sur sa page Facebook, ne représente pas le Québec «ouvert et inclusif» qu’il connaît. Il a rappelé que des milliers de personnes sont sorties dans les rues pour soutenir la communauté musulmane après l’attentat terroriste qui a frappé la mosquée de Québec.

Il ne croit pas non plus que ces événements terniront la réputation du Québec. «Je pense que c’est toujours important pour les politiciens de souligner ce qu’il y a de mieux [...] l’entraide, les jeunes qui ont toutes les diversités du monde, c’est ça le Québec moderne. Je vais toujours défendre ces valeurs contre les gens qui sont intolérants et racistes», a-t-il dit.

Le maire de Saint-Apollinaire, Bernard Ouellet, et les responsables du Centre culturel islamique de Québec ont également fait le point mercredi après-midi, trois jours après le référendum qui s’est soldé par le refus créer un cimetière de confession musulmane dans la municipalité.

«On leur a expliqué qu’on a fait le maximum. Qu’on s’est rendu le plus loin qu’on pouvait, mais qu’au niveau de la municipalité on n’a plus de solutions», a relaté M. Ouellet.

Sur les 49 citoyens autorisés à se prononcer, 19 se sont opposés au projet du complexe funéraire Harmonia et du CCIQ, alors que seulement 16 personnes l’ont appuyé. «On va respecter le référendum. On est en démocratie», a-t-il dit, mentionnant que son administration était toujours ouverte à accueillir un cimetière musulman sur son territoire.

De son côté, le CCIQ pourrait contester le référendum et étudie tous les recours possibles.

Avec la collaboration de Nicolas Lachance