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Un an après avoir été élu: 20 fois où Donald Trump a eu l'air fou

Un an après avoir été élu: 20 fois où Donald Trump a eu l'air fou
AFP

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Vaut mieux en rire qu'en pleurer...

Quand il s'est vanté de l'assistance à son investiture

Le lendemain de son assermentation, le nouveau président des États-Unis a affirmé avec conviction qu'un million et demi de personnes ont assisté à l'événement. «Je regarde cette chaîne de télévision, et ils montraient des pelouses vides et parlaient de 250 000 personnes. C'est un mensonge», avait-il dit à l'époque. 

Plusieurs médias américains avaient nié ses dires à l'aide de preuves photographiques, mais l'administration Trump n'a rien voulu savoir. «Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d'une investiture, point barre», a insisté le porte-parole Sean Spicer, devant les caméras, le 22 janvier. 

À titre comparatif, voici une photo de la foule à l'investiture de Trump (gauche) et une autre à celle de Barack Obama (droite).

C'est d'ailleurs en réponse à un journaliste du réseau NBC qui accusait la Maison-Blanche de mentir au sujet de l'assistance que l'expression «alternative facts» (faits alternatifs) a été employé pour la première fois par la conseillère du président, Kellyanne Conway. 

Quand il a revendiqué le vote populaire

Si Donald Trump a remporté le collège électoral et est par la suite devenu président en bonne et due forme, il n’en demeure pas moins qu’il n’a pas remporté la majorité du vote populaire, Hillary Clinton l’ayant devancé par près trois millions de voies.

Un déficit de légitimité qui agace vraisemblablement le nouveau président. «J’ai remporté le vote populaire si on déduit les millions de personnes qui ont voté illégalement.» Une affirmation que Trump n’a jamais réussi à prouver, évidemment...

Quand il a signé un décret anti-avortement entouré de sept hommes... et aucune femme

Le 23 janvier, Trump apposait sa signature sur un décret interdisant le financement des organismes non gouvernementaux qui soutiennent l'avortement. La mesure elle-même a beaucoup fait jaser, mais c'était surtout cette photo qui a soulevé l'ire de bon nombre d'internautes.

Quand il y a eu une guéguerre entre lui et Arnold Schwarzenegger

Donald Trump et Arnold Schwarzenegger ont quelques caractéristiques communes. Tous deux sont des célébrités devenues politiciens républicains, tous deux ont été infidèles envers leur épouse et tous deux ont animé l'émission Celebrity Apprentice.

De février à mars, Donald et Arnold se sont pognés à de nombreuses reprises. Trump s'était moqué de la nouvelle version de Celebrity Apprentice, la qualifiant de «désastre total». Schwarzenegger, sans surprise, a répliqué que la présidence de Trump était un «désastre total».

S'en sont suivis de nombreux échanges et enfantillages jusqu'à ce qu'Arnold quitte l'émission le 3 mars. Selon lui, c'est en raison de l'implication de Trump en tant que producteur exécutif que les cotes d'écoute ont dégringolé.

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Quand sa conseillère a inventé un massacre

Kelyanne Conway est spécialisée dans les faits alternatifs et nous l'a bien prouvé le 27 janvier quand elle a parlé du Massacre de Bowling Green. 

Cet événement tout à fait fictif a été mentionné à plusieurs reprises ce jour-là, mais son usage le plus notable était lors d'une entrevue télévisée.

«Obama a interdit le programme de réfugiés irakiens pour 6 mois après que deux Irakiens venus ici dans ce pays, se sont radicalisés – et ils étaient les cerveaux derrière le massacre de Bowling Green», avait-elle dit. Conway a avoué le lendemain de l'entrevue qu'il s'agissait d'une «erreur de bonne foi».

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Quand son administration a publié une liste des attaques terroristes passées sous silence

C'est pour dénoncer la malhonnêteté des médias de masse que la Maison-Blanche a procédé à la publication d'une liste de 78 attentats qui, selon elle, n'ont pas été suffisamment couverts. 

On y trouve notamment les attentats de Nice, Paris et Berlin. La liste était également bourrée de fautes d'orthographe, que ce soit dans le nom de villes et pays ou dans de simples mots comme «attaque».

Quand il a presque arraché le bras de Shinzo Abe

Afin d'établir sa dominance, M. Trump a souvent recours à la poignée de main la plus virile de l'histoire de l'humanité. La fois où 'il a serré la main du premier ministre japonais a démontré sa technique à la perfection.

Quand il a inventé un acte terroriste

Lors d'un rallye qui ressemblait énormément à ceux qu'il organisait lors de la campagne électorale, Trump a plaidé à son auditoire de regarder «ce qui s'est passé hier soir en Suède», le 19 février. Après vérification, rien ne s'était passé.

Le président a éventuellement admis qu'il parlait plutôt d'un reportage qu'il avait vu sur Fox News la veille. 

Quand il a accusé Obama de l'avoir placé sous écoute

En début mars, Donald Trump a proclamé de nulle part que Barack Obama avait écouté ses conversations téléphoniques qui ont eu lieu depuis la Trump Tower à New York. Il a comparé la situation au maccarthysme. 

Il n'avait pas entièrement tort, puisqu'il a été révélé quelques semaines plus tard que son nom se trouvait sur quelques dossiers classés. Il n'y a cependant aucune preuve qu'il avait été placé sous écoute. 

Quand il a eu du fun dans un truck

De toute beauté.

Quand il s'est rappelé de son dessert mais pas du pays qu'il attaquait

En entrevue avec CNN le 12 avril, M. Trump a raconté sa récente rencontre avec le président chinois Xi Jinping. 

«J'étais à table, nous venions de finir de dîner, nous étions au dessert. Et nous avions devant nous la plus belle part de gâteau au chocolat que j'avais jamais vue, et le président Xi se régalait. Et j'ai reçu le message de la part des généraux, disant que les bateaux étaient prêts et armés. Et que faire? Nous étions déterminés et les missiles étaient en route», a-t-il dit, faisant référence aux bombardements en Syrie. 

Le président a poursuivi son récit: «Donc je venais de dire que nous avions lancé 59 missiles en direction de l'Irak et que je voulais qu'il le sache. Et il mangeait son gâteau. Et il ne disait rien.»

Le journaliste l'a rapidement repris, un geste qui a suscité peu de réactions de la part de M. Trump.

Quand il a mangé un steak avec du ketchup en Arabie saoudite

Donald Trump n'est pas un fan de voyages. C'est pour cette raison que ses hôtes tentent de l'accommoder le plus possible, comme c'était le cas lors de son voyage en Arabie saoudite le 19 mai. 

Au lieu de s'aventurer dans la cuisine locale, M. Trump a dégusté son repas favori: un steak bien cuit avec du ketchup. Oui, vous avez bien lu. Bien cuit. 

Quand il a laissé un message bizarre au mémorial de l'Holocauste

Voici le message que Barack Obama a laissé à ce mémorial: «Je suis reconnaissant à Yad Vashem et à tous les responsables de cette institution remarquable. À un moment de grand péril et de promesses, de guerre et de lutte, nous sommes bénis d'avoir un rappel si puissant du potentiel de l'homme pour faire le mal, mais aussi notre capacité à nous relever de la tragédie et à refaire notre monde. Laissez nos enfants venir ici et apprendre cette histoire, afin qu'ils puissent ajouter leur voix pour proclamer 'jamais plus'.»

Et voici celui de Donald Trump: «C'est un grand honneur d'être ici avec tous mes amis. Si formidable & j'oublierai jamais!»

Quand il a covfefe

On ne comprend toujours pas le sens de ce tweet qui a rapidement été supprimé. Trump a tout de même dit que les gens concernés ont compris ce qu'il voulait dire. D'accord. 

Quand il a fait des remarques douteuses à l'égard d'une journaliste

Alors que le premier ministre irlandais était de passage au bureau ovale à la fin juin, Trump a interrompu une conversation qu'il entretenait avec lui pour commenter le «joli sourire» de la journaliste Caitriona Perry.

 «D'où venez-vous? Venez ici», lui a demandé le président. «Nous avons cette belle presse irlandaise. Elle a un joli sourire. Je suis sûr qu'elle vous traite bien», a-t-il ensuite mentionné au premier ministre irlandais.

Mme Perry semblait visiblement malaisée. 

Quand il s'est permis de commenter le physique de Brigitte Macron

Il a été un peu plus réservé, cette fois-ci, mais ce qu'il a dit à la première dame française a créé énormément de réactions sur le web. Plusieurs y ont vu une allusion déplacée à son âge (64 ans).

«Vous êtes vraiment en super forme!», s'est-il exclamé lors des célébrations de la fête nationale de la France. Il s'est ensuite tourné vers le président Emmanuel Macron pour lui dire que sa femme était «ravissante».

Quand il n’a pas condamné explicitement les suprématistes blancs

Après les émeutes de Charlottesville, où une militante antiraciste a été happée mortellement par un sympathisant d’extrême-droite, Donald Trump a d’abord condamné les violences racistes.

Violent Clashes Erupt at "Unite The Right" Rally In Charlottesville
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Puis, il est revenu sur ses déclarations en déclarant qu’il y avait «des torts des deux côtés.» À partir du hall de la Trump tower, il a ajouté que ceux qui étaient à Charlottesville lors ce congrès d’extrême-droite «n’étaient pas tous des nazis et des suprématistes blancs» et qu’il y avait «de très bonnes personnes» autant chez les participants à ce colloque que chez les contre-manifestants.

Une réaction qui a été saluée sur twitter par l’ex-leader du Ku Klux Klan, mais qui a été dénoncée par l’ensemble de la classe politique américaine, républicains compris.

Quand il a visité Porto Rico après le passage de l’ouragan Maria

Critiqué pour avoir tardé à réagir après le passage dévastateur de l’ouragan, Donald Trump se rend finalement à Porto Rico deux semaines plus tard. Là-bas, il multiplie les maladresses. 

Il accuse d’abord Porto Rico de coûter cher aux États-Unis. Puis, alors que la majorité des habitants de l’île est toujours sans électricité, il minimise l’ampleur de la catastrophe. «Chaque mort est une horreur, mais si vous regardez une vraie catastrophe comme Katrina et vous regardez les centaines et centaines de personnes qui sont mortes et ce qui s’est passé ici...»

Quand il a congédié son directeur des communications, 10 jours après l’avoir engagé

«Je ne suis pas Steve Bannon, je n’essaie pas de me sucer ma propre bite.» «Reince Priebus est un putain de schizophrène paranoïde.»

Des propos d’une rare vulgarité à propos de deux conseillers du président qui ne viennent étonnamment pas de Donald Trump lui-même, mais d’Anthony Scaramucci, le nouveau directeur des communications de la Maison-Blanche engagé pour redorer son image.

Le tollé que ces commentaires suscitent au sein de la Maison-Blanche aura raison d’Anthony Scaramucci.

Anthony Scaramucci
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Quand il a prouvé qu’il ne connaissait pas les limites géographiques de son propre pays.

24 heures après avoir appelé le Golfe Persique «le Golfe Arabique», Donald Trump fait une fois de plus la démonstration de ses connaissances géographiques limitées quand il dit avoir parlé au «président des îles Vierges.»

En réalité, Donald Trump voulait dire qu’il avait parlé au GOUVERNEUR des Îles Vierges AMÉRICAINES. L’archipel est sous la juridiction des États-Unis depuis 1917.

Et oui, dans les faits, le «président des îles Vierges», c’est... Donald Trump. 

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