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Des locations Airbnb tournent mal: quand la prostitution s’invite dans votre appartement

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Photo d’archives, Reuters

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MONTRÉAL – Des gangs de rue utilisent de plus en plus Airbnb pour la location de locaux où ils offrent des services de prostitution à Montréal.

De sorte que de simples citoyens qui louent leur appartement en toute bonne foi se retrouvent avec de gros problèmes sur les bras.

Lorsque vous louez votre appartement par l’entremise de la plateforme Airbnb, l’entreprise effectue certaines vérifications sur l’identité de la personne intéressée.

Or, de plus en plus d’organisations criminelles, comme les gangs de rue, utilisent Airbnb pour des activités liées à la prostitution.

Pour ces groupes, faire affaire avec des particuliers comporte au moins deux avantages: c’est moins cher et l’endroit sera moins surveillé qu’une chambre d’hôtel, par exemple, où les caméras de surveillance sont souvent en fonction 24 heures par jour.

Des photos obtenues par TVA Nouvelles illustrent avec fracas le risque auquel peuvent être exposés les adeptes d’Airbnb. Dans un loft du Vieux-Montréal, on y voit des meubles saccagés, des morceaux cassés sur le plancher, bref, la résidence est dans un état lamentable.

«Vous arrivez dans l’appartement, il y a des filles qui sont là et des condoms qui traînent, ils ont fumé à l’intérieur, vous voyez des lignes de cocaïne sur les tables, décrit Jeff Letendre, fondateur de Like a Hotel, une entreprise qui a mis au point des méthodes de vérification afin de limiter au minimum ce genre de situations indésirables.

«Ce n’est pas normal un après-midi de retrouver des filles, ça se passe là. Et bien souvent, quand la police arrive, ça va sortir par la sortie en arrière, ça court partout, j’en ai vues qui sautaient en bas des balcons», a relaté M. Letendre.

Le problème, bien connu des policiers, n’est pas unique au Québec. Il s’observe également aux États-Unis et en Europe. Les forces policières tentent de s’organiser pour combattre cette nouvelle forme de criminalité. Afin que de simples citoyens ne se retrouvent pas victimes d’actes aussi répréhensibles.