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Vive le 魁北克 libre!

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Une phrase, « Vive le Québec libre », prononcée au balcon de l’hôtel de ville de Montréal par le général de Gaulle allait propulser le Québec à l’international. Pour la première fois, en 1967, le Québec sera traduit en mandarin et plusieurs autres langues dans les journaux internationaux. Une phrase que le général n’a jamais reniée, au contraire. Des années plus tard, il continuera d’affirmer qu’elle avait été nécessaire pour redonner leur fierté aux Québécois.

Un discours qui résonne encore

La visite du général de Gaulle a marqué le Québec d’aujourd’hui. Certains, comme notre premier ministre du Québec, ont beau affirmer que nous sommes libres, il reste encore beaucoup à faire pour reprendre l’ensemble de nos droits et nos décisions.

Le Québec n’est pas libre de décider si un pipeline passera ou non sur ses terres. Nous pourrions refuser, car cela va à l’encontre de toutes nos politiques et nos valeurs, le fédéral peut nous l’imposer.

Un peuple libre, c’est aussi un peuple qui sait faire reconnaître sa langue. À voir comment Ottawa souligne son 150e anniversaire, sans chanson francophone sur six CD, c’est bien là une preuve que nous n’existons pas à leurs yeux.

Sans parler des centaines de milliers de dollars que nous n’arrivons pas à récupérer parce que nous avons fait le choix de mettre en place des services sociaux pour la population, comme les garderies qui génèrent des millions d’économies pour Ottawa.

Libres ?

Si nous sommes libres de quelque chose, c’est bien de s’indigner de cette situation et de poursuivre notre affirmation. Depuis 1967, les choses ont bien changé à l’international et les décisions sont de plus en plus difficiles à prendre lorsque nous ne siégeons pas aux tables décisionnelles. C’est bien de nous agiter dans le couloir des grands rendez-vous, mais il faudra bien y prendre place un jour.