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Des organismes pointent du doigt les gouvernements

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Plusieurs organismes accusent les différents paliers de gouvernement de prioriser la légalisation du pot et la loi sur les pitbulls plus rapidement que la sécurité des enfants.

Comme publié dans Le Journal, mardi, selon le Réseau Enfants-Retour il y a une vague de fugues sans précédent au Québec.

Selon l’organisme, au moins 30 % des jeunes qui se retrouvent dans la rue sont victimes d’exploitation sexuelle. Des chiffres inquiétants, mais qui ne surprennent pas les gens qui travaillent avec des victimes de la traite humaine.

« Une victime d’exploitation sexuelle m’a dit que la loi sur les pitbulls avait passé avant la loi pour protéger les victimes de la traite humaine. Je réponds quoi à cette fille-là ? Comment ça que la légalisation du pot est déjà prévue ? », a lancé la directrice générale de la Maison de Mélanie, Mélanie Carpentier.

Pour le directeur général de l’organisme La Sortie, Ronald Lepage, la statistique du 30 % serait très conservatrice.

Il a expliqué qu’au départ, la majorité des filles ne savent même pas qu’elles sont victimes de la traite humaine. « Au départ, il y a une quête d’amour recherchée. Elle ne s’identifie donc pas comme une victime », a expliqué M. Lepage.

Éducation sexuelle

Les statistiques publiées mardi inquiètent la députée péquiste d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier. Elle presse le gouvernement d’investir dans l’éducation sexuelle des enfants ainsi que dans une campagne-choc pour prévenir le trafic humain, et surtout de revoir ses priorisations.

Quant à la criminologue Maria Mourani, elle trouve bien triste que les familles souffrent de la sorte.

Pour elle, il n’y a aucune raison valable pour que le gouvernement fédéral n’émette pas le décret de mise en application de la Loi C-452, qui renverse le fardeau de la preuve, confisque les biens criminellement obtenus et cumule les peines consécutives des proxénètes.

Protéger les victimes

Au cabinet de la ministre de la Justice fédérale, Jody Wilson-Raybould, on mentionne vouloir protéger les victimes de la traite humaine.

« Le gouvernement est fermement résolu à veiller à ce que les victimes de celle-ci soient traitées avec dignité et respect », a dit David Taylor, attaché de presse de la ministre.

Il a ajouté que la cumulation des peines consécutives de l’accusé (comme écrit dans le projet de loi de Maria Mourani) constituerait « un châtiment cruel et inusité [envers le proxénète] » qui enfreindrait la Charte des droits et libertés.

 
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