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Streit prise deux

Mark Streit accepte un contrat d’un an avec le Canadien

Mark Streit
JMTL

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MONTRÉAL | Marc Bergevin a rapatrié un défenseur expérimenté, un gaucher qui relance l’attaque et qui joue en supériorité numérique, mais il ne s’agit pas d’Andreï Markov. Le Canadien a opté pour un plan B avec le retour de Mark Streit à Montréal.

Streit, 39 ans, a paraphé un contrat d’une saison à un salaire de 700 000 $.

«Si quelqu’un m’avait dit il y a dix ans que je reviendrais jouer pour le Canadien encore une fois... C’est comme un rêve pour moi, a dit Streit lors d’une entrevue téléphonique avec les médias montréalais.»

«Je suis très fier et je crois que je peux aider l’équipe. L’argent n’était pas la chose la plus importante pour moi. Le plus important était de revenir à Montréal et de jouer pour le Canadien encore une fois. C’est spécial pour moi.»

Streit, un lointain choix de 9e tour (262e) au repêchage de 2004, a fait ses premiers pas dans la LNH à Montréal lors de la saison 2005-2006 après plusieurs saisons à Zurich. Il avait 27 ans quand il a endossé l’uniforme bleu, blanc et rouge pour une première fois.

«Montréal a toujours eu une place spéciale dans mon cœur, a rappelé le Suisse. Quand j’ai su que Marc (Bergevin) avait de l’intérêt, j’étais excité. Le Canadien représentait mon premier choix.»

Son nom sur la coupe

À 39 ans et après 784 matchs dans la LNH, Streit aurait pu choisir de partir en pleine gloire après une conquête de la Coupe Stanley avec les Penguins. Mais il n’a jamais songé à cette option. Quelques minutes seulement après le triomphe des Penguins sur la glace des Predators au Bridgestone Arena de Nashville, le Suisse avait déjà dit au Journal qu’il ne pensait pas avoir joué son dernier match dans la LNH.

Acquis à la date limite des transactions, il a joué un rôle très limité avec la bande à Sidney Crosby en participant à seulement trois rencontres en séries.

«C’était incroyable de gagner la Coupe Stanley avec les Penguins, a-t-il mentionné. Je suis très, très fier de cette réalisation. J’ai commencé tard dans la LNH. J’avais 27 ans à mes débuts. Comme joueur de la LNH, je ne suis pas vieux. J’ai encore beaucoup de passion pour le jeu et je me sens encore très bien. Le hockey a changé. C’est plus rapide qu’il y a dix ans. Mais je patine encore bien et mon jeu offensivement et défensivement reste bon.»

«Quand tu vieillis, ton rôle change, c’est normal, a-t-il poursuivi. Tous les joueurs veulent jouer les 82 matchs et de bonnes minutes. J’ai appris au cours des derniers mois à Pittsburgh que tous les joueurs au sein de l’équipe doivent accepter leur rôle. J’ai joué seulement quelques matchs en séries, mais j’ai donné mon maximum. Les succès de l’équipe passent toujours en premier.»

Discret sur Markov

L’arrivée de Streit signifie fort probablement la fin de Markov à Montréal. Toujours libre comme l’air, Markov ne connaît pas encore sa prochaine destination. Un retour avec le Tricolore devient de plus en plus improbable pour le Russe. Streit n’a pas le talent de Markov, mais il aidera l’équipe en supériorité numérique. Il acceptera aussi de jouer un rôle plus discret, soit de cinquième, sixième ou septième défenseur.

Questionné à savoir si ses négociations avec le Canadien dépendaient du sort réservé à Markov, Streit n’a pas voulu s’aventurer sur un terrain glissant.

«Je ne suis pas certain, a-t-il répliqué. Je ne connais pas la situation avec les négociations pour Markov. Je n’ai aucune idée. Pour moi, c’était un facteur, mais pas le facteur principal. J’étais content d’être un Canadien de Montréal une nouvelle fois.»

Le Tricolore aura un visage fort différent à la ligne bleue la saison prochaine avec les départs de Nathan Beaulieu, Alexeï Emelin et fort possiblement celui de Markov. Karl Alzner, David Schlemko et Streit les remplaceront. Le Tchèque Jakub Jerabek cherchera aussi à gagner un poste avec le grand club.

  • Après trois saisons à Montréal de 2005-2006 à 2007-2008, Streit a porté les couleurs des Islanders de New York pendant cinq ans et des Flyers de Philadelphie pour quatre autres années.