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Meurtre par compassion: début de l'enquête préliminaire

L’accusé était assis dans la première rangée de la salle d’audience mardi au palais de justice de Montréal

Michel Cadotte
Photo Chantal Poirier Michel Cadotte

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L’homme accusé d’avoir tué sa conjointe par compassion dans un CHSLD de Montréal était de retour en cour mardi pour le début de son enquête préliminaire.

Libéré sous conditions au début du mois, Michel Cadotte prenait place dans la première rangée de la salle d’audience, et non dans le box des accusés.

Vêtu d’un gilet et de jeans noirs, l’homme de 56 ans a écouté attentivement les témoignages de la pathologiste et d’une préposée aux bénéficiaires, en prenant des notes, à l’occasion.

La sœur de la victime ainsi que la sœur de l’accusé étaient aussi présentes à la cour.

Preuve suffisante

Le juge David Simon a prononcé une ordonnance de non-publication nous interdisant de rapporter ce qui s’est dit au palais de justice de Montréal, mardi.

À l’étape de l’enquête préliminaire, le magistrat doit déterminer si la preuve de la poursuite est suffisante pour que l’accusé subisse son procès.

Michel Cadotte est inculpé pour le meurtre non prémédité de sa conjointe, Jocelyne Lizotte. Le drame est survenu en février dernier dans un CHSLD du Centre-Sud de Montréal, où la dame de 60 ans résidait.

Aide médicale à mourir

Celle-ci s’était fait refuser l’aide médicale à mourir par le passé.

Après le décès précipité de sa conjointe, Michel Cadotte a écrit un message sur Facebook pour expliquer ce qui se serait passé.

« J’ai craqué. Personne ne m’a demandé comment je vais, mais là vous le savez. J’ai consenti à sa demande d’aide à mourir. J’attends les policiers », a-t-il noté.

Il a été détenu pendant près de cinq mois, avant d’être remis en liberté moyennant une caution de 10 000 $.

« Je suis fatigué, épuisé. Je veux juste passer à la suite des choses », avait déclaré l’accusé lors de sa libération, il y a quelques semaines.

Il est représenté par maîtres Elfriede Duclervil et Nicolas Welt de l’Aide juridique. Mes Geneviève Langlois et Antonio Parapuf sont les procureurs de la Couronne dans ce dossier.

L’enquête préliminaire se poursuivra mercredi.