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Philippe Couillard écorche le PQ sur Anticosti

Le premier ministre du Québec défend sa décision quant à l’exploitation pétrolière

Couillard
Photo Roger Gagnon M. Couillard a réagi aux propos du Parti québécois sur le moratoire concernant les hydrocarbures sur Anticosti, samedi, alors qu’il assistait à la Traversée du lac Saint-Jean.

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, s’est défendu, samedi, d’avoir erré dans le dossier de l’exploitation pétrolière sur l’île d’Anticosti, comme l’a laissé entendre le Parti québécois.

« Ça prend un sacré culot. Ils signent un contrat pour Anticosti sans faire d’évaluation environnementale, en pleine campagne électorale. Imaginez si ç’avait été nous qui l’avions fait », a lancé M. Couillard, samedi, en marge de la Traversée du lac Saint-Jean à laquelle il assistait.

Le Parti québécois avait, la veille, salué le moratoire sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures sur l’île d’Anticosti décrété par le gouvernement Couillard, tout en dénonçant qu’il ait « laissé planer l’incertitude pendant trop longtemps » dans ce dossier.

Dans le cadre de ce moratoire, le gouvernement du Québec s’est engagé à remettre une compensation globale de 41,4 M$ à trois de ses partenaires dans le projet. Il ne s’est toutefois pas encore entendu avec la québécoise Pétrolia.

Développement économique

Philippe Couillard a également balayé les critiques sur le message négatif que pourrait envoyer ce revirement au monde des affaires. « On est pour le développement économique. [...] On veut un investissement, mais attention, un investissement qui ne détruit pas nos milieux naturels », a-t-il déclaré, jugeant qu’une poursuite des travaux d’exploration aurait été en « contradiction » avec la candidature d’Anticosti au patrimoine mondial de l’UNESCO, qu’il soutient.

Le premier ministre du Québec s’est aussi montré ouvert aux demandes du maire d’Anticosti, John Pineau, de mettre sur pied un fonds de développement pour la mise en valeur de l’île. Il a cependant réduit les attentes sur la création d’un lien maritime pour la relier au reste du Québec. « Je suis sensible à l’idée du traversier, mais de là à dire qu’on va le faire, il faut faire des études », a rappelé M. Couillard.

– Avec la collaboration de Kevin Dubé