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Geneviève Richard à la conquête de l'Europe

La gardienne de but Geneviève Richard joint l’Olympique de Marseille.
Photo Agence QMI, Courtoisie Twitter La gardienne de but Geneviève Richard joint l’Olympique de Marseille.

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MONTRÉAL | La gardienne de but Geneviève Richard vit présentement un rêve, elle qui vient de signer un contrat professionnel avec l’Olympique de Marseille. Elle deviendra ainsi la première Québécoise à porter les couleurs de la prestigieuse équipe française qui évolue au sein de l’une des meilleures ligues féminines de soccer au monde.

Lorsque le club européen a approché son agence High Performance Talent Pool (HPTP), l’athlète de 24 ans peinait à le croire.

«J’ai toujours rêvé d’aller en Europe et c’est vraiment grâce à eux que j’ai eu cette opportunité. Lorsque HPTP m’a confirmé que c’était bien l’Olympique de Marseille qui était intéressé à m’offrir un contrat, c’est sûr que je n’ai pas hésité une seconde», a-t-elle avoué lors d’un entretien téléphonique.

Loin de la maison

La native de Saint-Bruno-de-Montarville a passé les deux dernières années au Japon, avec le Nojima Stella Sports Club, une expérience qui fut des plus bénéfiques pour son développement.

«Niveau technique, vitesse et agilité, je me suis beaucoup améliorée. Je côtoyais des joueuses de 5 pieds. Étant une gardienne de 6 pieds, j’ai eu besoin de travailler fort pour m’adapter au style de jeu et suivre le groupe», a expliqué celle qui a fait ses classes avec les Badgers de l’université du Wisconsin.

«Ton corps prend du temps avant de s’adapter au climat et au style de jeu. Les Japonais ont une éthique de travail hors pair et ça m’a inspiré beaucoup à m’améliorer de ce côté.»

La barrière culturelle lui a également demandé une certaine période d’adaptation.

«La première année, au niveau linguistique, culturel et de la nourriture, j’ai eu beaucoup d’ajustements à faire, surtout que toutes mes coéquipières et mes entraîneurs étaient Japonais. Une fois que j’ai commencé à suivre des cours de Japonais, ça s’est amélioré.»

Atteindre les sommets

La dernière finale de la Ligue des champions féminine de l'UEFA mettait aux prises l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain. Richard affrontera donc deux des meilleurs clubs européens, un défi qu’elle a bien hâte de relever. Cette visibilité pourrait aussi lui permettre d’attirer l’attention des dirigeants de l’équipe nationale canadienne.

«Il y a beaucoup de joueuses internationales en Europe, c’est très compétitif. La Coupe du monde de 2019 et les Olympiques de 2020, c’est aussi un rêve. J’aimerais représenter mon pays à l’échelle internationale, mais je crois que ma saison avec Marseille est encore plus importante, a-t-elle souligné. J’aimerais gagner le Championnat de France ou du moins être capable de compétitionner avec Lyon et le Paris Saint-Germain.»

Si Richard parvient à impressionner suffisamment pour se tailler une place avec la formation canadienne, elle ne sera pas trop dépaysée puisque la Coupe du monde aura lieu en France et les Olympiques se dérouleront du côté de Tokyo, au Japon.