/news/health
Navigation

Le «roi des pharmacies» radié pour plus de 30 ans

Le pharmacien déchu avait déjà plaidé coupable à 60 chefs d’accusation en mars dernier.
Photo d'archives Stevens LeBlanc Le pharmacien déchu avait déjà plaidé coupable à 60 chefs d’accusation en mars dernier.

Coup d'oeil sur cet article

Celui qui était surnommé le «roi des pharmacies» ne pourra pratiquer avant l’âge de 70 ans, alors qu’il vient d’être radié pour une période de 31 ans et 9 mois, l’une des plus longues radiations jamais prononcées par le Conseil de discipline de l’Ordre des pharmaciens.


Dans son jugement rendu le 19 juillet, le Conseil de discipline a aussi imposé des amendes totalisant 142 000 $ et une révocation du permis d’exercice pour Jonathan-Yan Perreault, âgé de 38 ans.

Le pharmacien déchu avait déjà plaidé coupable à 60 chefs d’accusation en mars dernier. Sa radiation est le fruit d’une recommandation conjointe entre les deux parties.

Dans la lourde preuve déposée devant le Conseil de discipline recense les nombreux faits reprochés à celui qui a déjà possédé une quarantaine de pharmacies au Québec. Possession et vente de médicaments expirés, réclamations illégales totalisant 174 000$ à la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ), avoir exercé sa profession sous l’effet de substances psychotropes, en plus d’avoir obtenu des avantages interdits de la part de compagnies pharmaceutiques, pour ne nommer que ceux-là.

Le Conseil a par ailleurs estimé que le dossier de Perreault était «un cas d’exception de par son ampleur et sa gravité» «Suivant la preuve, le Conseil constate que l’intimé n’a pas de respect pour ses devoirs déontologiques [...] et est d’avis que le risque de récidive est toujours présent», est-il indiqué.

Falsification de son rapport de stage

Le Conseil rappelle également son entrée erratique au sein de la profession, en 2005, alors qu’il a reconnu «avoir falsifié [...] sa fiche d’inscription et son rapport de stage en imitant la signature de son maître de stage et en écrivant lui-même le contenu d’évaluation», peut-on lire dans le document de 82 pages.