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Un drôle de souper

Sylvain (Maxime Tremblay) et Josée (Noémie O’Farrell) forment un couple rangé, qui est déstabilisé dès le début de la pièce par un cambriolage et l’arrivée de membres de leurs familles.
Photo Courtoisie Martin Piché Sylvain (Maxime Tremblay) et Josée (Noémie O’Farrell) forment un couple rangé, qui est déstabilisé dès le début de la pièce par un cambriolage et l’arrivée de membres de leurs familles.

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KINGSEY FALLS | La pièce Repas de famille présentée au Théâtre des Grands Chênes tient en haleine son auditoire par sa facture actuelle, son rythme rapide et ses personnages colorés, sinon drôlement « capotés ».

Difficile de s’ennuyer durant cette comédie de situation, qui tient l’affiche à Kingsey Falls jusqu’au 26 août.

Cette pièce, signée et mise en scène par Sébastien Dodge, se déroule autour d’une seule scène : la cuisine de Josée (Noémie O’Farrell) et Sylvain (Maxime Tremblay), qui reçoivent la famille pour le souper de l’Action de grâce.

Le couple est déstabilisé dès le début de la pièce, car leur domicile vient d’être cambriolé. L’arrivée de la sœur (Marie-Soleil Dion) et du frère (Louis-Olivier Maufette) de Josée n’aide pas à rétablir l’ordre dans la maison.

La première est alcoolique et le deuxième collectionne les conquêtes sexuelles. Quant à la mère (Diane Jules), elle est veuve depuis peu et se pointe au souper familial avec sa nouvelle flamme (Jean-Léon Rondeau). Personne ne se doute que l’homme discret qui l’accompagne fera rebondir l’histoire rocambolesque de cette famille dysfonctionnelle.

Actuelle et rapide

Cette pièce se démarque par sa facture contemporaine, qui devrait rejoindre un public plus jeune.

« Les autobus de l’âge d’or trouvent ça un peu dur à suivre. Pour comprendre, c’est sûr qu’il faut avoir internet et un cellulaire », prévient la comédienne Diane Jules, avec le sourire.

Durant cette soirée inusitée, les personnages s’amusent à faire des selfies ou à partager ce qu’ils vivent en direct sur Facebook.

Le rythme soutenu de cette pièce qui dure 1 h 30 sans entracte surprend également. Dès la levée du rideau, l’action monopolise la scène. Une réplique n’attend pas l’autre et les nombreux rebondissements tiennent en haleine les spectateurs.

Diane Jules, qui a jadis joué Violette dans Parler pour parler, est donc loin des soupers discussions de Janette Bertrand.

Au début de la représentation à laquelle Le Journal a assisté, la porte d’entrée s’est détachée du décor. L’incident ne faisait pas partie du scénario. Chaque fois qu’un personnage l’ouvrait, son état se dégradait.

Mme Jules, qui a longtemps fait partie de la Ligue nationale d’improvisation, s’est bien sûr adaptée avec humour, à l’instar des comédiens avec qui elle partageait la scène.

C’est même devenu le fait cocasse qui a fait rire les spectateurs toute la soirée.

« Tous les soirs, il nous arrive quelque chose d’incroyable », s’exclame-t-elle.


Repas de famille est présenté jusqu’au 26 août. Pour l’horaire : grandschenes.ca