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Jacques Daoust est sorti déçu de la politique

Jacques Daoust est sorti déçu de la politique
Photo le Journal de Québec, Stevens Leblanc

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Malgré un passage difficile en politique, l’ex-ministre Jacques Daoust entamait sa retraite avec la tête pleine de projets, raconte son fils.

Tour à tour ministre de l’Économie et des Transports au sein du gouvernement Couillard, Jacques Daoust est décédé des suites d’un AVC dans la nuit de mercredi à jeudi à Montréal.

Son fils, Sébastien Daoust, a confié au Journal jeudi que son père gardait une certaine «déception» de ses deux années à Québec.

«Je pense que c’est vrai de toute personne politique qui a l’impression qu’elle n’a pas réalisé ce qu’elle voulait réaliser, et mon père ne fait pas exception», explique-t-il.

D’ailleurs, l’ex-ministre parlait «toutes les semaines» de son expérience en politique, confie son fils.

Démission

Jacques Daoust a démissionné en août 2016, après que TVA Nouvelles eut révélé que son chef de cabinet, Pierre Ouellet, avait autorisé la vente des avoirs d’Investissement Québec dans Rona, ce qui a ouvert la voie au rachat du quincaillier québécois par l’américaine Lowe’s.

Jacques Daoust a toujours assuré qu’il n’avait pas donné son accord à la vente des actions de Rona.

Pour son fils, l’ex-ministre a d’ailleurs remis sa démission à contrecœur. «Pour lui, c’était quelque chose de difficile à faire, dit Sébastien Daoust. Il aimait terminer ce qu’il entreprenait.»

Au moment de lui rendre hommage jeudi, Philippe Couillard a d’ailleurs reconnu que «la politique, ce n’est jamais une chose facile». Toutefois, le premier ministre a tenu a rappelé «Jacques Daoust a fait beaucoup pour le Québec», notamment au moment de venir en aide à Bombardier.

Sur Twitter, Jean-François Lisée, François Legault et Manon Massé ont aussi offert leurs condoléances à ses proches.

 

 

Des projets de retraite

Malgré cette fin de carrière abrupte, l’ex-ministre avait plusieurs projets de retraite, confie son fils. «À partir de maintenant, il voulait prendre du temps pour lui-même, dit Sébastien Daoust. Ça incluait le vignoble, ça incluait des voyages, ça incluait un paquet de choses qu’il voulait entreprendre.»

Jacques Daoust et son fils avaient acquis un vignoble en 2012, Les Vignes des Bacchantes, situé à Hemmingford en Estrie.

Jusqu’à la fin, Jacques Daoust y a travaillé six jours par semaine. Pour une personne de 69 ans, «ça prend un certain caractère», dit son fils.

Jacques Daoust en quelques dates

  • Naît à Verdun, le 17 février 1948
  • Vice-président du Groupe SNC inc., de 1983 à 1986
  • Premier vice-président de la Banque Nationale du Canada, de 1986 à 1990
  • PDG de Placements Banque Nationale inc., de 1990 à 1998
  • Vice-président de la Banque Laurentienne du Canada et président et chef de la direction de BLC-Edmond de Rothschild, de 1998 à 2005
  • PDG d’Investissement Québec, de 2006 à 2013
  • 7 avril 2014 : élu député de Verdun sous la bannière du PLQ
  • 23 avril 2014 : il est nommé ministre de l’Économie, de l’Innovation et des Exportations
  • 28 janvier 2016 : il devient ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports
  • 19 août 2016 : il quitte la politique à la suite de la controverse reliée à la vente de Rona
  • 3 août 2017 : Jacques Daoust s’éteint en début de nuit, à 1 h 40, des suites d’un AVC
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