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Couillard rassure les agriculteurs

Il veut trouver des solutions à cet événement exceptionnel au Lac-Saint-Jean

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Philippe Couillard aimerait que les agriculteurs touchés par la tempête de grêle survenue en juillet au Lac-Saint-Jean soient indemnisés par son gouvernement avant la fin de l’année.

Jeudi matin, le premier ministre a donné l’assurance aux agriculteurs que le gouvernement québécois, en collaboration avec l’Union des producteurs agricoles (UPA), allait trouver une « solution exceptionnelle à cette situation exceptionnelle ».

Devant une vingtaine d’agriculteurs du Lac-Saint-Jean, le premier ministre du Québec s’est engagé à agir rapidement et à indemniser le mieux possible les producteurs touchés par cette catastrophe.

Pour plusieurs producteurs laitiers et maraîchers, situés principalement à Saint-Gédéon et à Hébertville, l’averse de grêle du 21 juillet a été désastreuse. La tempête d’une dizaine de minutes a détruit la totalité de leurs récoltes et a causé des pertes qui se chiffrent en centaines de milliers de dollars.

Pour les entreprises touchées, la tempête de grêle a créé des problèmes qui doivent être réglés à court terme. « Il faut trouver une solution pour les agriculteurs qui ont un problème de liquidité, des problèmes de clients à servir, des problèmes d’approvisionnement », a indiqué le premier ministre.

PERTES À PRÉVOIR

Si M. Couillard est venu offrir son support, il s’est cependant montré réaliste. Les agriculteurs du Lac-Saint-Jean essuieront nécessairement des pertes, même avec l’aide des gouvernements.

« Il y a rarement des systèmes qui couvrent 100 % des pertes. Par contre les programmes d’assurance ne sont pas nécessairement adaptés aux situations exceptionnelles comme celle-là. »

M. Couillard s’est donc engagé à revoir les programmes d’indemnisation, en collaboration avec le ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, qui ne sont plus nécessairement adaptés à l’agriculture d’aujourd’hui.

« À plus long terme, il y a les changements climatiques, les changements dans l’industrie, qui font en sorte que les programmes actuels d’assurance ne sont pas tout à fait adaptés. Par exemple, les rendements, à cause de la technologie des terres, ne sont plus ce qu’ils étaient », a affirmé le premier ministre.

L’UPA OPTIMISTE

Même s’il reste encore beaucoup d’éléments à clarifier, tant de la part du gouvernement fédéral que provincial, le président régional de l’UPA, Mario Théberge, demeure confiant.

« Je pense que M. Couillard a saisi l’urgence de la situation. Il s’est engagé à trouver une solution rapide et c’est ce que nous voulions entendre. »

Selon M. Théberge, un programme provincial spécial est nécessaire pour la survie des agriculteurs touchés par cette catastrophe. « J’ai vu des estimations de ce que les producteurs vont recevoir de la Financière agricole et il y en a qui vont être déçus. Il va falloir bâtir quelque chose qui n’existe pas. »