/sports/hockey
Navigation

Dernier adieu à un grand bâtisseur

De grands noms du monde du hockey ont salué la mémoire de l’ancien DG des Nordiques Maurice Filion

Coup d'oeil sur cet article

Intégrité, respect et droiture sont les mots qui sont revenus le plus souvent pour décrire l’ancien directeur général des Nordiques, Maurice Filion, salué une dernière fois par de nombreuses personnalités du monde du hockey lors de ses obsèques vendredi.

Des grands noms du hockey comme Guy Lafleur et Patrick Roy tenaient à saluer la mémoire du grand bâtisseur qu’aura été Maurice Filion, qui est décédé à son domicile le 28 juillet dernier à l’âge de 85 ans. Son grand ami Michel Bergeron a lui aussi rendu hommage à celui qu’il a toujours considéré « comme un père ».

« Je me rappelle encore quand on a battu le Canadien en séries. Je le vois encore m’attendre près du vestiaire et me prendre dans ses bras comme un père prend son fils », s’est rappelé Michel Bergeron avec émotion, saluant au passage la décision de Régis Labeaume d’honorer la mémoire de M. Filion au Centre Videotron.

« Il représente tout pour moi », a ajouté le Tigre qui a livré un vibrant hommage à son mentor durant la cérémonie qui se déroulait à l’église Sainte-Cécile de Charlesbourg.

Un homme juste

Joueur vedette des Remparts lors de la conquête de la Coupe Memorial de 1971, Guy Lafleur a quant à lui souligné la droiture de l’homme, un entraîneur et un gestionnaire dur, mais juste. Le Démon Blond se rappelait particulièrement un Noël où la poigne de fer de Filion l’avait marqué.

Avant un match, le 23 décembre, l’entraîneur lui avait indiqué qu’il pourrait visiter sa famille à Thurso seulement si Québec remportait le match.

« On a perdu, mais j’ai dit aux journalistes après le match que je partais pour la maison quand même. Rendu chez nous, mes parents me demandaient si je pensais avoir pris la bonne décision en confrontant M. Filion. Je suis reparti dans la nuit pour Québec et j’étais sur la glace à 10 h le 24 au matin pour la pratique », se rappelle l’ancien du Canadien avec un large sourire aux lèvres.

« Ça n’avait pas d’importance que je sois capitaine de l’équipe, il était égal avec tout le monde. »

Support des anciens Nordiques

Éplorée par le décès, la famille de Maurice Filion a aussi pu compter vendredi sur le soutien des anciens Nordiques Dave Pichette, Alain Côté, Paulin Bordeleau et Marian Stasny, que l’ancien directeur général avait contribué à amener dans la Vieille-Capitale en compagnie de ses frères Peter et Anton.

Tous ont unanimement salué les exploits de l’homme de hockey, de la Coupe Memorial à la Coupe Avco, jusqu’à l’arrivée des Nordiques dans la LNH.

 

Souvenir d’un homme droit et intègre

« C’était un homme droit. Il était dur, mais toujours fair avec tout le monde et il parvenait à aller chercher le meilleur de tout le monde. Il donnait tout pour ses joueurs, mais il s’effaçait pour laisser les joueurs prendre la gloire. C’était un gars extraordinaire » — Guy Lafleur


« J’ai beaucoup de respect pour lui, c’est quelqu’un qui dégageait beaucoup de prestance. Il était dédié et passionné de son sport. Même si je ne le côtoyais pas vraiment, tu respectes quand même ce que la personne a fait. C’est une marque de respect d’être ici » — Patrick Roy


« Dans les années 70-80 avec les Nordiques, Maurice Filion était M. Hockey pour la ville de Québec. C’était un homme honnête, intègre et j’ai toujours eu beaucoup de respect pour lui » — Alain Côté, ancien des Nordiques


« Comme petit bonhomme de la Rive-Sud qui était un grand fan des Nordiques et qui a toujours suivi la carrière de M. Filion, c’était important d’être ici. C’était une figure imposante et respectée dans le monde du hockey à Québec. C’était un monument » — Philippe Boucher, entraîneur et directeur général des Remparts de Québec


« C’était particulier négocier avec Maurice. C’était un homme droit et intègre, mais quand on négociait, c’était drôle. Il écrivait le premier chiffre sur son carton d’allumettes et là, moi je répondais avec un autre chiffre sur une serviette de table, jusqu’à ce qu’on en arrive à une poignée de main » — Me Guy Bertrand, ancien agent de joueur et cousin de la conjointe de Maurice Filion