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Canne à pêche brisée: garantie ou pas

campeau
La canne est l’extension de votre corps qui vous permet de capturer les poissons convoités. Ne prenez pas le risque de perdre la prise de votre vie ainsi que votre investissement. Photo courtoisie


Lorsqu’on investit pour l’achat d’une bonne perche et que cette dernière se brise dans le feu de l’action, cela est drôlement frustrant et décevant.

Une canne est un outil qui peut incroyablement fléchir et s’arquer sur un axe parabolique. Au cours de mes 32 ans à titre de pêcheur professionnel et de ma vingtaine d’années à titre de concurrent dans les tournois sur la scène canadienne, sachez que je n’ai brisé qu’une seule canne. Pour être vraiment honnête avec vous, sachez que cette dernière avait été malmenée au préalable, ce qui expliquait la mésaventure. J’en ai toutefois cassé plus d’une douzaine dans des accidents de toutes sortes qui n’avaient pas de rapport avec l’activité de prélèvement.

Explications

Lors d’une récente visite à la boutique Saint-Jérôme Plein Air Chasse et Pêche, j’ai assisté à une discussion entre un client qui avait eu un bris de canne et l’un des copropriétaires, Patrick Raymond.

Voici l’essentiel des propos de ce dernier sur le sujet :

Lors de l’achat d’une canne à pêche, les consommateurs se font offrir une garantie pouvant varier d’une à cinq années et même à vie selon le fabricant.

Ce qui est malheureusement rarement expliqué aux clients, c’est la nature de cette protection. Une garantie est proposée par le manufacturier contre tous défauts de production qui peuvent survenir lors de la fabrication de la canne et non contre une mauvaise utilisation ou des accidents quelconques. Une garantie n’est pas synonyme d’assurance. Si on prend comme comparaison l’achat d’une voiture, le fabricant propose de remplacer les pièces défectueuses durant la période de couverture. En revanche, ce sont les assureurs qui prendront en charge le dossier lors d’un accident.

Lors de leur conception, les cannes subissent une panoplie de tests par les ingénieurs qui dépassent largement les conditions d’abus qu’un pêcheur peut infliger à son équipement. C’est pour cette raison que nous savons que les bris sont plus souvent occasionnés par l’acquéreur que par un réel défaut de fabrication.

Informations et limitations

Sur chaque perche, on retrouve trois données essentielles, soit son action, le poids des leurres à utiliser et la puissance suggérée du fil. Si le pêcheur ne prête pas attention à ces détails, il pourrait arriver malheur à son investissement.

Pour ce qui est de l’action, sachez que les cannes ont des points de flexion naturelle qui peuvent vous permettre de combattre d’énormes spécimens. En contrepartie, elles n’ont que très peu de force si on applique un mouvement à contresens ou si on lui impose une tension rétractile.

Le poids des leurres indiqué explique quelle gamme d’offrandes elle peut catapulter sans être trop chargée ou se tordre, ce qui pourrait infliger des faiblesses dans la partie supérieure.

La popularité des super fils ultra puissants et de faible diamètre a provoqué de nombreux bris. Si la force du fils suggérée est de 6-14 lb par exemple et qu’on pêche avec une résistance accrue, la tige risque de se rompre avant le fil si on tire comme un forcené lorsqu’on est pris au fond. Retenez qu’idéalement, pour se déprendre ou pour casser le fil, on doit pointer le scion de la canne horizontalement vers le leurre et tirer vers l’arrière.

Manipulation

Lors d’un combat, il ne faut jamais mettre notre main directement sur la canne en haut de la poignée. Une tension se formera alors uniquement à cet endroit et empêchera une distribution égale de la pression.

Au moment de puiser le poisson, il ne faut pas non plus tenir la canne en hauteur, ce qui aurait pour effet d’occasionner un angle trop prononcé et fermé.

Lors du transport en voiture et en bateau, utilisez un étui souple pour chaque perche afin de minimiser les entrechoquements et les impacts répétitifs qui pourraient occasionner une faiblesse indétectable à l’œil nu. Souvenez-vous aussi qu’habituellement, plus on paye cher pour une canne, plus elle transmet les touches et les transitions au fond de l’eau, mais qu’elle est plus fragile et nécessite une plus grande attention.

En appliquant et en respectant les conseils mentionnés, vous minimiserez les chances de briser votre équipement, ce qui pourrait engendrer la perte de votre canne pour un certain temps lors de la saison de pêche, surtout si le fabricant exige au commerçant de la retourner pour expertise. Il ne faudrait pas non plus oublier les frais de transport et de remplacements si le bris n’est pas jugé comme résultant d’un défaut.

 

De tout pour tous

La Fédération des Trappeurs Gestionnaires du Québec (FTGQ) vient de mettre à jour toutes ses formations sur le piégeage et la gestion des animaux à fourrure selon les technologies contemporaines et les normes actuelles de pratique de cette activité dans le respect de la faune et de ses habitats. Rappelons que la réussite de cette pédagogie permet d’obtenir le certificat du piégeur qui est obligatoire pour piéger au Québec. La formation s’étale sur deux jours de fin de semaine. Le samedi est consacré à la théorie et le dimanche à la présentation des diverses techniques de piégeage directement sur le terrain. Pour en apprendre davantage, visitez le site ftgq.qc.ca ou composez le 1 866 260-7644.







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