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Enfin réunis!

Nova Stella
Photo Thibault Carron Huu Bac, Karim Diouf, Queen Ka, Didier Lucien, Mamselle Ruiz, Chele du groupe Pesao, Pierre Kwenders et Jérôme ­Pruneau.

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Ce week-end, la place des Festivals rassemblera des artistes qui partagent ­rarement une même scène.

En effet, les Pierre Kwenders, Jenny Salgado et autres Karim Diouf n’ont jamais l’occasion de faire partie du même spectacle, parce qu’aussitôt qu’on organise un grand concert comme la fête nationale, on invite seulement un ou deux d’entre eux pour s’assurer de représenter « la marge » ou pour combler un besoin d’« exotisme ». Mais samedi, tout ce beau monde sera en tête d’affiche de Nova Stella–L’art d’être différents ensemble, un événement visant à souligner le 375e anniversaire de Montréal.

Présentée par Diversité artistique Montréal et Terres en vues, deux ­organismes ayant pour mission de promouvoir la diversité ­culturelle, cette journée de célébrations se déclinera en trois étapes : une ­programmation musicale dès midi, un défilé à partir de 15 h, puis un grand spectacle à 20 h 30.

Mis en scène par Didier Lucien, ce vaste rendez-vous réunira, outre Pierre Wenders, Jenny Salgado et Karim Diouf, Mamselle Ruiz, Hua Li, Fabrice Koffy, Jacques Jacobus, Joyce N’sana, Webster, Sonido Pesao, ­Thomas Jensen, Emrical, Loco Locass, Shauit et Nomadic Massive.


Nova Stella, à la place des ­Festival du Quartier des spectacles de ­Montréal le samedi 5 août.

Queen Ka prend la parole

Nova Stella
Photo Thibault Carron

En soirée, la slammeuse Queen Ka (Elkahna Talbi de son vrai nom) ­effectuera la lecture d’un manifeste devant les milliers de personnes qui seront réunies au Quartier des spectacles. L’objectif ? Célébrer le Montréal d’aujourd’hui et imaginer celui de demain.

Nous avons discuté avec Queen Ka.


Comment avez-vous abordé cette mission ?

Je voulais écrire un texte dans l’esprit d’un manifeste, sans nécessairement respecter le modèle classique d’un manifeste. Je voulais écrire un texte rassembleur, mais qui interpelle les gens. Je voulais parler directement des luttes qu’on doit livrer. Je voulais dire des choses assez concrètes sur ce qu’on doit faire tout en restant poétique.


Quels messages souhaitez-vous passer ?

Oui, il y a des luttes. Oui, il y a des choses qui vont mal. Oui, on a peur de l’autre. Mais l’autre, c’est aussi nous. Parce qu’on présente ce spectacle durant le Festival Présence autochtone, je trouvais qu’il était important de rappeler la réalité de Montréal : sa « diversité »... Qu’est-ce que Montréal représente pour vous ?

Montréal, c’est ma vie. C’est cette ville que j’aurais bien voulu quitter, mais vers laquelle je reviens toujours !


Livrer un manifeste sur Montréal, c’est beaucoup de pression ?

Oui, mais c’est une bonne pression. C’est une belle marque de confiance de Didier (Lucien). Certaines personnes ont entendu le texte au complet et jusqu’à présent, les réactions ont été assez fortes. Le faire devant des milliers de personnes sans soutien musical... Il va falloir que je sois à mon meilleur.