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Le C Series expliqué

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C’est l’avion qui est censé sauver Bombardier, celui dans lequel le gouvernement Couillard a investi 1 milliard $ US. L’avion contre lequel Boeing a intenté une poursuite... et celui dont les ventes peinent à décoller. Le C Series est aussi – surtout – un exemple du génie québécois, dit le directeur du programme, Istifan Ghanem. Tour d’horizon.

Le C Series en a traversé des zones de turbulence pour se rendre où il en est. De multiples retards ont affligé sa production et ses coûts faramineux ont nécessité une injection de fonds de Québec, actionnaire à 49,5 % du programme.

Malgré l’enthousiasme des transporteurs – 346 avions sont inscrits au carnet de commandes –, l’avion n’a pas trouvé de nouvel acheteur depuis un an. Et Boeing a récemment intenté un recours aux États-Unis parce qu’elle estime que Bombardier vend ses avions à perte.

C’est plutôt parce que Boeing a « peur » du C Series qu’il agit de la sorte, selon Bombardier.

Un créneau à lui

Le C Series offre une capacité de 100 à 150 places. « Les seuls avions de cette catégorie sont vieux de 30 ans, et nous avons constaté les besoins pour ce segment. Nos concurrents étaient occupés, eux, à faire de plus petites ou plus grandes capacités », dit M. Ghanem, qui croit qu’ils ont été pris de court.

Tout, à l’intérieur, a été pensé pour une efficacité et un confort maximal. Les sièges et les allées sont plus amples, les espaces bagages également.

Les matériaux sont ultralégers pour permettre à l’avion de voler plus longtemps. Il peut aussi se poser sur des pistes d’atterrissage très courtes.

« Le C Series est complètement assemblé à Mirabel, comme nos avions CRJ. On reçoit toutes les composantes, par camions et elles sont montées sur place. Toutes les étapes finales se font ici », conclut M. Ghanem.

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