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Coupe Rogers: Eugenie change sa routine

Eugenie bouchard
Photo AFP Eugenie Bouchard lors de la conférence de presse donnée lundi.

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TORONTO |  Eugenie Bouchard amorcera le tournoi de la Coupe Rogers mardi à Toronto alors qu’elle occupe le 70e rang du classement mondial. Il faut remonter au mois de mai 2013 pour retrouver la Québécoise aussi loin au classement de la WTA. On se souvient qu’elle s’était hissée jusqu’au cinquième échelon en 2014.

Bouchard, qui affrontera mardi après-midi la 51e joueuse mondiale, Donna Vekic, sur le court central, cherche par toutes les manières de relancer son jeu et l’une d’entre elles passe par le fait de jouer en double.

Elle a d’ailleurs atteint la finale du double la semaine dernière au tournoi de Washington en compagnie de Sloane Stephens et elle formera un duo avec Karolina Pliskova à Toronto.

«Je crois que de jouer en double peut aider mon jeu en simple. Vous allez me voir plus souvent en double», a confirmé Bouchard en conférence de presse.

«Je peux travailler sur des choses qui me sont utiles en simple. Je tiens surtout à disputer le plus grand nombre de matchs possible. De jouer en double, c’est mieux que de m’exercer sur le terrain de pratique.»

Sans son entraîneur et loin de la ville

Fait à noter, son entraîneur Thomas Hogstedt ne l’accompagne pas à Toronto.

«Il sera avec moi la semaine prochaine à Cincinnati, a-t-elle précisé. C’est Roberto Brogin (de Tennis Canada) qui est à mes côtés à Toronto.»

Bouchard a apporté d’autres changements à sa routine.

«J’ai décidé d’éviter le plus possible les distractions et de loger tout près du complexe de tennis de l’Université York au lieu d’être à l’hôtel au centre-ville. J’essaie de gérer du mieux que je peux ce qui se passe autour du terrain. Je tiens à rester discrète. La pression est toutefois moins grande à Toronto qu’elle peut l’être à Montréal.»

Un conseil d’Agassi

Bouchard a pris une pause après avoir subi la défaite au premier tour à Wimbledon et elle a profité d’une visite à Las Vegas pour discuter avec Andre Agassi, tout en s’entraînant en sa compagnie.

«Il m’a dit que le tennis est simple et que ce sont les gens autour qui sont compliqués. J’ai pris ce conseil bien au sérieux et je dois m’en souvenir quand je suis sur le court», a dit celle qui a gagné son premier match au tournoi de Washington avant de s’incliner au tour suivant contre Andrea Petkovic.

«Agassi m’a toujours inspirée. Il est déjà descendu très bas au classement avant de réussir à remonter au sommet. J’aimerais bien faire comme lui.»

Une adversaire coriace

Bouchard aura une adversaire coriace mardi en Vekic.

«C’est une bonne joueuse. J’ai vu le très bon match qu’elle a livré à Johanna Konta à Wimbledon, a-t-elle souligné. Ça ne sera pas facile. Je devrai me montrer agressive et foncer sur ses balles. Je dois avant tout être libre de toute pression et m’amuser sur le terrain.

«Rien ne me ferait plus plaisir si je pouvais connaître un bon tournoi ici parce que je n’ai pas souvent l’occasion de jouer au Canada, devant mes partisans.»

Bouchard avait signé des victoires l’an passé à Montréal contre Dominika Cibulkova et Lucie Safarova avant de s’incliner en trois manches face à Kristina Kucova.

Ce qu’elles ont dit

« C’est extraordinaire d’occuper le premier rang du classement mondial. Il y a toutefois un bon nombre d’aspects que je dois améliorer dans mon jeu si je tiens à rester au sommet. »

- Karolina Pliskova, no 1 

« D’avoir remporté le tournoi de Wimbledon me procure une motivation encore plus grande pour me hisser jusqu’au sommet du classement. Je sais que je possède les outils pour occuper le premier rang mondial, mais je dois offrir un rendement plus constant. C’est difficile de jouer son meilleur tennis semaine après semaine. »

- Gabrine Muguruza, no 4 

« J’ai connu beaucoup de succès à la Coupe Rogers ces deux dernières années, remportant les honneurs du tournoi l’an dernier à Montréal. Cette surface dure convient très bien à mon jeu. J’adore jouer à Montréal et aussi à Toronto. Pourquoi ne pas tenir un tournoi chaque année dans chaque ville ? Je n’y verrais pas d’objection. Par ailleurs, je suis flattée de savoir que la jeune Ontarienne Bianca Andreescu me perçoit comme un modèle à suivre. Nous nous sommes rencontrées l’an dernier à Montréal et le seul conseil que je lui ai donné était de cesser de jouer dans les rangs junior ! »

- Simona Halep, no 2 :

« J’ai déjà occupé le premier rang mondial durant deux ans et je peux simplement dire à Karolina Pliskova de savourer ce moment bien spécial dans une carrière. De mon côté, je suis satisfaite de mon jeu. J’ai su effectuer une remontée au classement et j’attaque ce tournoi à Toronto avec confiance. »

- Caroline Wozniacki,  no 6 :

« Serena Williams est absente, mais il y a tellement de profondeur au tennis féminin actuellement. J’aime cela. C’est bon pour notre sport. Pour ce qui est de Venus, elle démontre que l’âge, ce n’est qu’un chiffre... »

-Johanna Konta, no 7 :