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Le bras de fer entre Trump et Kim Jong-Un, en résumé

Le bras de fer entre Trump et Kim Jong-Un, en résumé
Photo AFP

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Malgré les nombreuses sanctions de l'ONU envers la Corée du Nord, Kim Jong-Un défie les autorités et continue le développement de son programme nucléaire à un rythme effrayant.

En 2017, le chef d'État de 34 ans a procédé à plus de dix tirs de missiles intercontinentaux, dont deux qui ont une portée suffisante pour atteindre la côte ouest des États-Unis.

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D'ailleurs, des informations du service du renseignement américain dévoilent que la Corée du Nord aurait réussi à miniaturiser une bombe nucléaire, maintenant capable d'être embarquée à un engin explosif volant.

Pendant ce temps, Washington explore différentes pistes pour désamorcer la situation, mais sans succès. Les menaces semblent être leur avenue de choix, mais Pyongyang répète qu'elle ne négociera pas sous la pression de Donald Trump.

Bref, il s'agit d'un dossier extrêmement complexe... et très explosif.

Voici un résumé des développements entre les deux nations depuis le début de l'année, selon des informations de l'Agence France-Presse.

  • 2 janvier 2017 - Donald Trump assure qu'aucun missile nord-coréen n'atteindra le sol des États-Unis

Avant qu'il ne prenne le contrôle du pays, Trump a été averti par Obama que le dossier le plus urgent serait sans aucun doute celui de la menace nucléaire qu'exerce la Corée du Nord sur la nation.

En 2016, le régime de Kim Jong-Un a réalisé deux essais nucléaires, en plus d'effectuer de nombreux tirs de missiles, avec comme but à long terme de frapper le sol américain.

Au tournant du Nouvel An, le leader nord-coréen a affirmé que son pays «en était aux dernières étapes avant le lancement test d'un missile balistique intercontinental».

Le Pentagone a appelé la Corée du Nord à «éviter toute action provocatrice qui menace la paix et la stabilité internationale».

Le lendemain, Trump a tenu à rassurer son peuple en réfutant la théorie de Kim, et qu'aucun missile n'atteindrait les États-Unis.

 

  • 20 janvier - Les États-Unis annoncent le développement d'un système antimissile

Dès l'inauguration de Trump, la page d'accueil du site internet de la Maison-Blanche indiquait que le pays «développerait un système antimissile de pointe pour se protéger contre des attaques de pays comme l'Iran ou la Corée du Nord».

Déjà équipés d'un système de 40 missiles intercepteurs, les États-Unis souhaitent le moderniser afin de mieux protéger sa côte ouest.

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  • 12 février - L'armée de Kim Jong-Un tire un missile balistique qui parcourt 500 kilomètres

L'ONU se réunit d'urgence le lendemain afin de discuter de «nouvelles mesures significatives» relativement à ce tir, perçu comme un affront au nouveau président américain.

Le 15 février, la Corée du Nord évoque la légitime défense pour critiquer la condamnation unanime du Conseil de sécurité de l'ONU.

 

  • 17 février - Le secrétaire d'État américain demande la collaboration de la Chine

En marge du G20, Rex Tillerson s'est adressé à son homologue Wang Yi pour lui demander d'utiliser tous les moyens nécessaires pour «modérer l'attitude déstabilisante de la Corée du Nord».

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  • 6 mars - D'autres tirs de la Corée du Nord; le bouclier antimissile THAAD déployé en Corée du Sud par l'armée américaine

Malgré les inquiétudes du gouvernement chinois par rapport à ce système, la Corée du Sud a accepté son déploiement.

«THAAD» tire des missiles qui interceptent et détruisent les missiles balistiques durant leur dernière phase de vol.

Les actions de Kim Jong-Un la veille ont donné raison aux Américains d'adopter telle mesure, en plus de forcer le Conseil de sécurité de l'ONU à se réunir à nouveau.

 

  • 17 mars - Tillerson avertit qu'une action militaire est possible

En tournée en Asie, le secrétaire d'État souligne que la «patience stratégique» d'Obama envers le régime nord-coréen est terminée.

Il a tenu ses propos quelques jours après de nouveaux tirs d'engins de la part de Pyongyang, qui se voulaient un exercice en vue d'une attaque contre les bases américaines au Japon.

«Certainement, nous ne voulons pas que les choses en viennent au conflit militaire, a-t-il ajouté. S’ils élèvent le niveau de menace de leur programme d’armements à un niveau qui nécessite à nos yeux une action, alors, cette option sera sur la table.»

Le même jour, Trump accuse la Chine d'avoir peu fait pour aider, par l'entremise d'un tweet.

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  • 31 mars -  Washington sanctionne diverses entreprises

Les sanctions empêchent tout commerce avec ces 11 responsables d'entreprises et une société nord-coréenne, dont la Paeksol Trading Corporation, qui exportait du charbon en Chine.

Le but est de déstabiliser le financement du gouvernement nord-coréen, et d'ainsi nuire à leurs programmes nucléaire et balistique.

 

  • 2 avril - Trump prêt à régler le problème seul

Quelques jours avant l'arrivée du président chinois Xi Jinping en Floride, le président américain lance un ultimatum à la Chine: «si la Chine ne règle pas le problème de la Corée du Nord, nous le ferons.»

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  • 8 avril - Malgré les menaces de Pyongyang, les États-Unis envoient un porte-avions en direction de la péninsule coréenne

Moins de deux jours après l'attaque d'une base aérienne en Syrie, Trump ordonne à ses troupes de se diriger vers l'ouest du Pacifique par mesure préventive.

Évidemment, il n'en fallait pas plus pour susciter une forte réaction des instances nord-coréennes, qui ont affirmé être prêtes pour tout type de guerre voulue par les États-Unis.

Les jours suivants ont été le théâtre d'échanges musclés et de menaces entre divers intervenants, et, vous l'aurez deviné, d'un autre tir raté de la Corée du Nord.

Entre temps, Trump a félicité la Chine pour ses efforts de négociations avec les principaux intéressés, en renonçant du même coup à mener une guerre commerciale contre le pays.

À la fin du mois d'avril, divers experts sur la question nord-coréenne estiment que Washington revient tranquillement aux tactiques traditionnelles utilisées par les administrations précédentes, bien qu'elles n'aient pas fait leurs preuves.

Le 28 avril, Kim Jong-Un rate un autre tir, celui-là exécuté pour répondre à l'appel international des États-Unis à contrecarrer son programme nucléaire.

 

  • 4 mai - La Chambre des représentants adopte de nouvelles sanctions

«Cette loi de sanctions coupe l’accès de la Corée du Nord aux ports internationaux, autorise des sanctions contre les entreprises et institutions financières qui font affaire avec le régime Kim, et contre ceux qui exploitent la main-d’oeuvre forcée en Corée du Nord», a déclaré Kevin McCarthy, chef de la majorité républicaine.

 

  • 14 mai - Un tir parcourt 700 kilomètres

Tombé à 500 kilomètres de la Russie, le missile serait un nouveau modèle capable de porter une charge nucléaire.

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  • 21 mai - Les tests s'intensifient

Le lancement d'un missile balistique de portée intermédiaire a été un succès, selon l'agence de presse officielle du pays.

L'arme a été qualifiée de prête pour le combat. Les résultats des tirs en mai sont sans précédent, selon les analystes.

 

  • 28 mai - La tension est à son maximum

Pour la troisième fois en deux semaines, Kim Jong-Un procède au tir d'un missile balistique, selon le commandant américain du Pacifique.

Celui-ci aurait volé pendant six minutes, avant de tomber en mer du Japon. Il ne représentait aucun danger pour l'Amérique du Nord.

 

  • 30 mai - Les États-Unis testent avec succès leur système de défense

La menace grandissante d'une attaque nucléaire force l'armée à tester ses intercepteurs  de missiles balistiques basés en Alaska et en Californie.

C'était le premier test du genre depuis 2014.

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  • 8 juin - Un nouveau missile mis à l'essai

L'engin puissant de croisière sol-mer serait capable de frapper n'importe quel navire qui déciderait d'attaquer la Corée du Nord.

La semaine précédente, l'ONU a sanctionné de nombreux responsables et entités du pays, en lien avec les tirs de missiles répétés.

 

  • 21 juin - Les États-Unis relancent la Chine

Le principal allié de la Corée du Nord se doit d'augmenter la pression sur Kim Jong-Un afin qu'il mette un frein à ses efforts balistiques et nucléaires, croit le secrétaire d'État Rex Tillerson.

 

  • 2 juillet - Les États-Unis se prépareraient à agir seuls

Le New York Times rapporte que Trump aurait averti son homologue à ce sujet. Quelques jours auparavant, Washington a sanctionné des banques chinoises qui font affaire avec la Corée du Nord.

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  • 4 juillet - Joyeux anniversaire, États-Unis!

La fête nationale des Américains a été marquée par un autre essai, celui-là historique, d'un missile balistique intercontinental par la Corée du Nord. Il aurait une portée de 5500 kilomètres, une distance suffisante pour atteindre l'Alaska.

Kim Jong-Un a d'ailleurs déclaré qu'il s'agissait d'un «cadeau aux salauds d'Américains» et que les États-Unis étaient maintenant atteignables «n'importe où, n'importe quand».

S'en est suivi un test de Washington et de Séoul visant à simuler une attaque en sol nord-coréen, et la réaffirmation de l'armée américaine de ses capacités à défendre son territoire contre une menace «limitée et naissante».

Rappelons que la Corée a testé plus de dix missiles en 2017, et que leur portée a progressé tout de même rapidement.

Un expert de l'université John Hopkins à Washington estime que d'ici un ou deux ans, l'engin sera capable de porter une tête nucléaire sur la côte ouest.

 

  • 29 juillet - Trump perd patience envers la Chine

L'inaction de la Chine dans le dossier pousse Trump à bout.

«Je suis très déçu par la Chine. Nos stupides anciens dirigeants l’ont laissée engranger des milliards de dollars par an, pourtant ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, hormis parler», a écrit le président américain.

Cette déclaration survient à la suite d'un autre tir de missile réussi qui serait beaucoup plus puissant que celui lancé le 4 juillet.

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  • 1er août - Tillerson espère un dialogue

En dressant le bilan diplomatique des six premiers mois de Trump au pouvoir, le secrétaire d'État a souligné que les États-Unis ne souhaitent pas de changement de régime ou de renversement, mais plutôt que la Corée du Nord abandonne son programme nucléaire.

Deux jours plus tard, des documents officiels font état d'une interdiction de voyager en Corée du Nord pour tous les citoyens américains, à quelques exceptions près.

 

  • 5 août - En route vers la guerre?

Samedi, l'ONU a adopté de nouvelles sanctions draconiennes contre l'État nord-coréen qui devrait le priver annuellement d'un milliard de dollars.

La résolution a été proposée par les États-Unis et elle a fait l'unanimité au sein des 15 membres du Conseil de sécurité.

Le conseiller à la sécurité nationale américaine, H.R. McMaster, a déclaré sur les ondes de MSNBC que l'option d'une guerre préventive contre le pays était envisagée.

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«Ce que vous me demandez est si nous préparons une guerre préventive, une guerre qui préviendrait la Corée du Nord de menacer les États-Unis avec des armes nucléaires. Le président a été très clair: il ne tolèrera pas leurs menaces», a-t-il affirmé.

Cependant, les États-Unis devront épuiser leurs options avant d'en arriver là.

Kim Jong-Un ne semble pas trop s'en faire: son pays a assuré lundi que les sanctions ne l'empêcheront pas de développer son arsenal nucléaire, et qu'il ne négocierait pas si les États-Unis continuent de menacer.

Mardi, des révélations d'experts du renseignement américain parues dans le Washington Post confirmaient que la république était maintenant en mesure de miniaturiser suffisamment une bombe nucléaire pour l'embarquer sur ses missiles.

 

  • 8 août - Une semaine explosive

Qu'arrivera-t-il cette semaine?

Trump a promis de mettre la Corée du Nord a feu si elle poursuit ses menaces, et la Corée du Nord a supposé qu'elle pourrait lancer des missiles vers les bases américaines de l'île de Guam «lorsque le commandant suprême de la force nucléaire le décidera».

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