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Deux villes, deux ambiances pour la Coupe Rogers

Les assistances sont décevantes à Toronto pendant que c’est la frénésie à Montréal

Les gradins autour du court central du Centre Aviva étaient clairsemés
malgré la présence de Venus Williams sur le terrain.
Photo Pierre Durocher Les gradins autour du court central du Centre Aviva étaient clairsemés malgré la présence de Venus Williams sur le terrain.

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TORONTO | Sans vouloir être chauvin, force est d’admettre que l’ambiance au tournoi de la Coupe Rogers à Toronto n’a rien de comparable à celle du stade Uniprix à Montréal, où les gens font la file aux guichets.

On ne sent pas que c’est la grande fête du tennis au Centre Aviva, qui est pourtant un joli complexe sportif.

Le stade Uniprix est situé au parc Jarry, non loin du marché Jean-Talon et de la grouillante Petite Italie avec ses populaires restaurants. Le site de compétition est chaleureux. On a le goût de s’imprégner, une fois par année, de cette atmosphère tennistique.

Le Centre Aviva, construit en 2004, est situé à North York, assez loin du centre-ville de Toronto. Ce complexe est adjacent au campus de l’Université York et les gens se plaignent toujours de l’accès difficile, bien qu’une station de métro est censée ouvrir à la fin de l’année.

Comparer l’atmosphère du Centre Aviva à celle au stade Uniprix, c’est comme comparer l’ambiance du Centre Air Canada à celle du Centre Bell. C’est différent.

Situation défavorable

Bien entendu, le contexte favorise le succès populaire du tournoi montréalais cette année avec la présence de monuments comme Roger Federer et Rafael Nadal.

Ce sont des champions, des guerriers admirés de tous parce qu’ils sont encore capables, dans la trentaine, de faire la barbe aux plus jeunes. Et ils ont du charisme.

À Toronto, les absences de la reine Serena Williams, sur le point d’accoucher de son premier enfant, et de la populaire Maria Sharapova, ennuyée par une blessure, dont donné un dur coup aux organisateurs, côté vente de billets.

Et comme si ce n’était pas suffisant, il a fallu que les trois Canadiennes inscrites en simple, soit Eugenie Bouchard, Françoise Abanda et la jeune Bianca Andreescu, subissent l’élimination au premier tour, au grand malheur du directeur du tournoi, Karl Hale.

Le court central à North York peut contenir jusqu’à 12 500 spectateurs, mais les gradins étaient passablement dégarnis au cours des trois premiers jours. Pourtant, il était possible d’obtenir de bons billets pour la somme de 25 $ et le temps était clément.

Lorsqu’Eugenie Bouchard a amorcé son match mardi contre Donna Vekic, les gradins du court central étaient à moitié vides.

On comprend que sa cote de popularité est à la baisse, depuis que « Genie » n’opère plus sa magie sur les courts, mais tout de même...

Des vedettes qui n’attirent pas

Huit des 10 principales têtes d’affiche étaient à l’œuvre mercredi au Centre Aviva et les assistances ont continué d’être décevantes.

Comme le soulignait le chroniqueur du Toronto Sun Steve Simmons, il n’est jamais facile pour les organisateurs de vendre » le tournoi féminin, qui n’a attiré que 122 835 spectateurs il y a deux ans à Toronto, comparativement à une assistance globale de 181 996 spectateurs en 2014 à Montréal.

Il n’y pas de « Rogermania » à Toronto, comme c’est le cas présentement à Montréal avec Federer qui attire la foule comme un aimant.

Des têtes de série comme Karolina Pliskova, Simona Halep, Angelique Kerber, Garbine Muguruza, Caroline Wozniacki ou Johanna Konta sont d’excellentes joueuses de tennis, mais aucune d’entre elles ne parvient à soulever les passions chez le public.

Venus : une valeur sûre

Il nous reste heureusement la doyenne du tournoi, cette chère Venus Williams, pour nous faire vibrer.

L’Américaine de 37 ans disputait mercredi son match de deuxième tour face à la Tchèque Katerina Siniakova. Ce fut une rencontre âprement disputée. Venus a gagné 7-5, 7-5 devant une maigre assistance.

Les organisateurs souhaitent que Williams puisse se rendre jusqu’au bout du tournoi, comme elle l’a fait cette année lors des étapes du Grand Chelem à Melbourne et à Wimbledon.

Le nom Williams demeure, sans contredit, le plus « vendeur ».

À surveiller jeudi

COURT CENTRAL

Karolina Pliskova (CZE) [1] c. Naomi Osaka (JPN)

Agnieszka Radwanska (POL) [10] c. Caroline Wozniacki (DEN) [6]

Barbora Strycova (CZE) c. Simona Halep (ROU) [2]

Elina Svitolina (UKR) [5] c. Venus Williams (USA) [9]

Ashleigh Barty (AUS) c. Garbine Muguruza (ESP) [4]