/sports/others
Navigation

Expédition extrême

Caroline Côté et Pascale Vézina seront deux des coureuses dans l’aventure Qamaniq, un 100 km en toundra arctique à travers le parc Kuurujjuaq afin d’aller à la rencontre des femmes inuits.
Photo Ben Pelosse Caroline Côté et Pascale Vézina seront deux des coureuses dans l’aventure Qamaniq, un 100 km en toundra arctique à travers le parc Kuurujjuaq afin d’aller à la rencontre des femmes inuits.

Coup d'oeil sur cet article

La cinéaste d’aventure Caroline Côté s’apprête à relever un autre défi physique et humain, cette fois-ci accompagnée de Maryse Paquette et Pascale Vézina, les ambassadrices des Chèvres de montagne, et de la chanteuse de gorge inuite Charlotte Qamaniq.

« Là où la rivière s’élargit ». C’est la définition de Qamaniq, le nom de l’expédition que Caroline Côté a choisi pour bien représenter l’implication sociale de l’aventure de plus de 100 km à travers le parc Kuurujjuaq qu’elle s’apprête à vivre avec ses coéquipières.

«Il s’agit d’ouvrir ses horizons, de s’éloigner de sa petite routine et des habitudes, pour aller à la rencontre de femmes inuit», résume la cinéaste d’aventure de 30 ans. Au préalable, les aventurières auront foulé l’environnement naturel de ces femmes, s’en imprégnant, en complète autonomie, pendant cinq jours.

J’avais rencontré Caroline l’année dernière, avant son départ pour l’expédition Pull of the North, lors de laquelle elle allait canoter 3200 kilomètres à travers le Yukon avec ses coéquipiers. Seule femme de l’équipage, elle ne s’en formalisait pas, dégageant une confiance à toute épreuve, celle qu’on devine lui est utile lors des épreuves d’ultramarathons auxquelles elle participe fréquemment.

Sans pression de performance

Un peu plus d’un an plus tard, on se donne rendez-vous, en compagnie de Pascale Vézina, des Chèvres de montagne (Maryse Paquette les rejoindra en soirée). Elles en sont à leurs derniers préparatifs avant le départ prévu pour jeudi matin : des achats de dernières minutes, des ajustements au sac à dos, et toutes les petites questions chargées de fébrilité avant le jour J.

Il s’agit de la première aventure majeure de toute l’équipe, à l’exception de Caroline.

«La performance ne fait pas partie de l’équation dans cette aventure, dit Caroline. Je voulais m’entourer d’humains, et non d’athlètes.» Que l’expédition devienne 100 % féminine est arrivé tout simplement Des femmes qui s’ouvrent à d’autres femmes. Des femmes qui souhaitent en inspirer d’autres à l’esprit d’aventure et au dépassement de soi, par passion pour le plein air.

Une mission à laquelle se sont tout naturellement ralliées les deux «chèvres de montagne», Maryse et Pascale, derrière la grande communauté de filles de plein air.

«Lorsqu’on m’a présenté le projet d’expédition Qamaniq, j’ai immédiatement dit OUI ! ... puis j’ai rappelé Caroline pour lui demander des précisions sur le quand, le quoi et le comment», dit Maryse en riant. Pascale s’est aussi lancée tête première dans l’aventure, puis dans l’entraînement, afin de réussir à garder le rythme des deux coureuses.

«J’ai sauté sur l’occasion sans trop poser de questions. C’est un peu ce que l’on souhaite encourager avec les Chèvres de montagne», dit la passionnée de plein air.

La nature en arrière-plan

Oser se lancer dans un défi plus gros que soi... ou s’inscrire à un atelier de vélo de montagne alors qu’on n’a jamais pédalé sur autre chose que du bitume. S’ouvrir à des aventures de toute taille.

Et la nature en arrière-plan, qui prend toute la place par sa grandeur et met la table à des expériences humaines authentiques. Les filles ont hâte de se retrouver en forêt, pour vraiment se retrouver, et aller à la rencontre des communautés inuit qui ont une relation très intime avec leur environnement. Elles ont certainement des choses à nous apprendre, et assurément des choses à nous raconter. Bonne expédition, les filles !

Des chèvres de montagne

Les Chèvres de montagne est une communauté de filles en plein air organisant des événements qui sortent de l’ordinaire. Profiter du plein air, dépasser ses limites, dans une ambiance amicale où la maximalisation du plaisir est l’objectif principal.
Photo Juste. Être. Dehors
Les Chèvres de montagne est une communauté de filles en plein air organisant des événements qui sortent de l’ordinaire. Profiter du plein air, dépasser ses limites, dans une ambiance amicale où la maximalisation du plaisir est l’objectif principal.

« Que pourrais-je faire pour emmener plus de filles dehors, en plein air ? » s’est demandé Maryse aquette, l’instigatrice des Chèvres de montagne.

« J’ai eu l’idée de créer une communauté de filles en plein air au sein de laquelle elles pourraient s’initier ou progresser dans différents sports dans une ambiance vraiment amicale », résume Maryse.

Il n’était pas question de rester au stade de l’inspiration. Maryse voulait aller plus loin en leur offrant du concret, c’est-à-dire des activités organisées lors desquelles tout est en place pour que l’expérience soit positive.

« Vélo de montagne, ski touring, escalade, kite surf, longue randonnée, canot-camping... on choisit des sports pour sortir des sentiers battus », ajoute Pascale Vézina, ambassadrice de l’Estrie.

La recette fonctionne. De quatre à cinq « chèvres » aux premières activités il y a trois ans, la participation aux activités a explosé, imposant une limite de 25 participantes pour garder l’esprit communautaire bien vivant. Les Chèvres prévoient aussi s’étaler sur plus de terrains prochainement, notamment dans la région des Laurentides, selon l’implication d’ambassadrices motivées par les mêmes valeurs inclusives et amicales. Allons jouer dehors !

Renseignement : www.leschevresdemontagne.com