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Une promenade dans le parc

Rafael Nadal n’a mis que 70 minutes pour liquider Borna Coric 6-1 et 6-2

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Rafael Nadal s’est permis une petite promenade tranquille au parc Jarry, hier soir. Il a démarré la Coupe Rogers d’un pied décidé avec un match expéditif.
 
Le favori du tournoi a fait un premier pas vers son retour au sommet de la pyramide du tennis mondial. Il a facilement défait le Croate Borna Coric en deux manches identiques de 6-1 et 6-2.
 
Bref, les quelque 11 000 spectateurs réunis sur le court central ont assisté à une volée en règle qui a duré 70 minutes. Mis à part quelques points qui se sont rendus à égalité, Nadal s’est montré impérial perdant trois jeux.
 
Trop fort
 
L’Espagnol a été supérieur dans tous les aspects du jeu, tandis que le Croate n’a fait que se défendre en multipliant les fautes directes.
 
Il a démarré le duel en force en gagnant facilement les cinq premiers jeux, se permettant même de petits coups gagnants baveux, hors de la portée de son pauvre adversaire. Il a livré des coups agressifs, attaquant souvent le fond du terrain tout en diversifiant ses combinaisons pour se rendre imprévisible.
 
« Ç’a été une difficile soirée sur le terrain. Je crois que Rafa a été trop bon pour moi. Je n’ai jamais pu trouver le rythme. Tout arrivait trop vite, a indiqué Coric.
 
« J’ai servi la balle de façon terrible, a-t-il ajouté. Face à un joueur de sa trempe, c’est impardonnable. On ne peut avoir aucune chance de gagner des points. Mais il n’y a pas que mon service qui n’était pas à la hauteur, mes coups droits et mes revers aussi. »
 
Vengeance
 
Poli, Rafa n’a pas voulu l’humilier à nouveau dans son point de presse. Il s’est contenté de souligner qu’aucun duel n’est facile sur ce circuit. Après tout, Coric l’avait battu à deux reprises en trois matchs, tous sur des surfaces dures.
 
« Dès le début du match, j’ai gagné d’excellents points en jouant du bon tennis. En général, c’était un bon match. Parfois, quand le travail est bien fait, ça peut paraître plus facile, a commenté celui qui a gagné un 20e match sur surface dure cette saison.
 
« Mais la vraie histoire, la dernière fois que j’ai joué contre lui, c’était à Cincinnati l’an dernier et j’avais perdu, a-t-il tenu à mentionner. Ça n’avait pas été une ronde facile. Je suis donc très satisfait d’avoir gagné ce soir (hier). »
 
La vengeance est un plat qui se mange froid, dit-on. Celui de Nadal avait amplement refroidi depuis sa défaite de 6-1 et 6-3 en huitième de finale, en Ohio en août 2016.
 
Totalement impuissant
 
« Je ne savais pas comment il pouvait performer à son retour depuis Wimbledon, a signalé Coric, qui a trouvé chaussure à son pied. Je m’attendais par contre à ce qu’il démarre le match en force. Je n’étais vraiment pas dans ma plus belle forme. »
 
Coric s’est tout de même montré satisfait de sa performance à la Coupe Rogers.
 
Il y a deux ans, il avait trébuché dès le premier tour face au champion en titre, Jo-Wilfried Tsonga. « J’ai atteint le deuxième tour, ce que je n’avais jamais fait ici, et j’ai perdu face à l’un des meilleurs joueurs du monde. J’ai bien joué en première ronde et je me suis buté à un joueur trop fort.