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Une leçon de tennis signée Federer

Le Suisse liquide le Canadien Peter Polansky en deux courtes manches

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La logique a été respectée au Stade Uniprix, mercredi après-midi, alors qu’on a assisté à une clinique de tennis signée Roger Federer.

À l’instar de son début de saison sur le circuit de l’ATP, le Suisse a été impérial pour battre facilement le Canadien Peter Polansky en deux manches (6-2 et 6-1). Il a dominé dans toutes les facettes du jeu, comme on s’y attendait, dans un choc qui a duré une cinquantaine de minutes.

« J’ai bien commencé les manches, dont le deuxième, où j’ai mis plus de pression sur Peter, a indiqué Federer lorsqu’il a rencontré les médias. Je suis très satisfait de ma performance.

« Les conditions n’étaient cependant pas faciles avec la présence du vent. C’était parfois difficile de trouver le rythme. Je suis demeuré agressif et c’est de cette façon que j’aimerais jouer d’ici la fin de la semaine. »

En plus d’être solide au service, Federer a démontré, une fois de plus, qu’il était un maître dans l’art de monter au filet et d’effectuer des volées de premier plan.

À un certain moment, Polansky ne savait plus où envoyer la balle pour l’embêter. C’était comme de voir un chat qui s'amusait avec une souris.

Photo Martin Chevalier

 

Excellente saison

Avec ce triomphe, Federer a enregistré sa 32e victoire de l’année en 34 rencontres, dont sa 20e sur surface dure. Il se dirige tranquillement, mais sûrement, vers son meilleur début de saison depuis 2006, où il avait maintenu une fiche de 38-2.

« La clé de mes succès se résume au fait d’être en santé, a expliqué celui qui a subi une opération au genou l’an dernier. Je savais que si je pouvais revenir en bonne forme, j’aurais à nouveau des chances de gagner des tournois et de battre les meilleurs.

« Si je n’avais pas senti que je pouvais revenir au même niveau, je serais passé à autre chose. Ce qui est différent maintenant, c’est que ça me prend plus de temps pour me réchauffer et à mon âge, c’est normal. »

Peter Polansky
Photo Martin Chevalier
Peter Polansky

 

Des gâteaux et Coldplay

Comme on le sait, Federer a célébré son 36e anniversaire en sol montréalais mardi. Toutefois, étant donné qu’il avait un match mercredi, ses festivités ont été sobres.

« J’ai reçu cinq gros gâteaux d’anniversaire et on doit les manger avant la fin de la semaine, a indiqué le Suisse avec un sourire. Donc, c’est bien de faire un peu de sport.

« Ce fut une soirée plutôt calme avec mon entourage. Nous sommes allés manger ensemble avant d’aller voir le spectacle de Coldplay. »

Pour ce qui est de sa famille, il fêtera avec son épouse et ses enfants à Cincinnati, où il se dirigera après la Coupe Rogers.

Photo Martin Chevalier

 

Une ambiance spéciale

Avant le duel tant attendu, il y avait une fébrilité autour du court central qu’on n’avait pas sentie depuis le début de la semaine. Bien sûr, le facteur Federer y était pour quelque chose.

Par exemple, on a vu une cinquantaine de personnes se placer près des cordes de sécurité plus de 30 minutes avant le passage du joueur le plus titré de l’histoire dans les tournois majeurs. Puis, lors de son entrée sur le court, Federer a eu droit à une ovation debout.

« La foule nous a encouragés du début à la fin, même lorsque Peter connaissait des difficultés, a souligné Federer. Ça démontre à quel point les amateurs de Montréal sont des passionnés. »

Une première pour Alexander Zverev

MONTRÉAL | L’Allemand Alexander Zverev a poursuivi son excellente saison 2017, mercredi au Stade Uniprix, en disposant du Français Richard Gasquet en trois manches de 6-3, 4-6 et 7-6 (3) au deuxième tour de la Coupe Rogers.

La jeune sensation du tennis qui occupe le huitième rang mondial a du même coup obtenu une 42e victoire en 55 matchs depuis le début de l’année. De plus, le joueur de 20 ans a signé un premier gain à vie dans le cadre du tournoi canadien; en 2016, il s’était incliné à sa seule sortie.

Quatrième tête de série, Zverev a eu besoin d’un bris et de six as pour enlever le set initial aux dépens de la 29e raquette de l’ATP et semblait en plein contrôle. Toutefois, son vis-à-vis de l’Hexagone a répliqué en brisant son service lors du dernier jeu de la manche suivante pour créer l’impasse.

Puis, au troisième jeu de la reprise décisive, l’athlète germanique a subi une blessure au pied gauche nécessitant les soins du physiothérapeute durant plusieurs minutes. Il a cependant fait fi de ce léger problème pour saisir le service adverse au cinquième jeu, capitalisant sur sa troisième balle de bris.

Or, à l’image de son compatriote Gaël Monfils qui a effacé quatre balles de match contre Kei Nishikori, Gasquet a affiché du caractère. Son opposant avait d’ailleurs trois chances de mettre fin à l’affrontement à 40-0 lors du 10e jeu, mais le joueur français est demeuré en vie. Celui-ci a même eu l’opportunité d’en finir ultérieurement et Zverev a résisté à son tour.

L’Allemand a finalement eu besoin du bris d’égalité pour distancer son adversaire avec quelques frappes puissantes.

Pendant le choc de plus de deux heures, Zverev a dominé 13-2 au chapitre des as.

En huitième de finale, le vainqueur croisera le fer avec l’Australien Nick Kyrgios, qui a facilement défait l’Italien Paolo Lorenzi 6-2 et 6-3.

Etienne Bouchard