/sports/tennis
Navigation

Milos Raonic en manque de confiance

Les blessures subies par le Canadien cette saison nuisent à sa progression

Coupe Rogers
photo PIERRE-PAUL POULIN En raison des blessures, Milos Raonic n’a pas été en mesure de faire amende honorable à son talent cette saison.

Coup d'oeil sur cet article

Ce n’est pas encore le désastre, mais l’année 2017 de Milos Raonic fait pâle figure en comparaison à sa saison 2016 quasi idyllique. Sa défaite, mercredi soir, dès son premier match à Montréal, n’est rien pour lui remonter le moral.

« Ce n’est pas le scénario que je voulais écrire, a lâché un Raonic dépité en conférence de presse, peu après son revers de 6-4 et 6-4 aux mains du Français Adrian Mannarino. J’espère retrouver mon niveau rapidement, car ce n’est pas le genre de tennis que je veux présenter. »

Blessé au poignet gauche à l’entraînement avant le début du tournoi, le numéro 1 canadien n’a jamais été en mesure de présenter son meilleur tennis. Même la pause supplémentaire d’une journée que lui a accordée Tennis Canada en repoussant son match au mercredi n’y a rien changé.

« Même son adversaire l’a dit après le match, il avait constaté que Milos servait un peu moins bien que d’habitude, a pointé le vice-président au développement de l’élite chez Tennis Canada, Louis Borfiga. Ce n’est pas facile de se concentrer sur votre jeu quand quelque chose vous gêne, car ça rejaillit sur tout le jeu. »

« Un peu malchanceux »

Le scénario se répète pour le Canadien. Comme ce fut souvent le cas depuis le début de sa carrière, des blessures inopportunes ont freiné sa progression au cours des derniers mois. En quête d’un premier titre depuis janvier 2016, il a été contraint de se retirer avant la finale du tournoi de Delray Beach en février, blessé cette fois à une cuisse.

« Il est un peu malchanceux, estime Borfiga. Il s’est un peu blessé en début d’année, et après c’est difficile, car on perd notre confiance. Puis il a subi une autre blessure [au poignet] ensuite. On dirait que parfois, quand c’est mal enclenché, ça continue à mal s’enclencher. »

Un sport physique

De finaliste à Wimbledon et prometteur troisième mondial, Raonic pointe maintenant au 10e rang, et il risque de baisser encore avec ce dernier résultat. Ses meilleures performances dans un tournoi majeur cette saison furent ses participations aux quarts de finale en Australie et à Wimbledon.

Où serait le joueur de 26 ans s’il n’était pas aussi souvent affecté par les blessures ? Dur à prédire exactement, surtout qu’il n’est pas le seul dans cette situation.

« Tous les joueurs ont des blessures, rappelle Borfiga. C’est un sport qui devient de plus en plus physique, donc le corps est de plus en plus sollicité. L’an dernier, ç’a très bien été, et là, ce sont de petites blessures qui l’empêchent de bâtir. »

Mercredi, Raonic ne savait pas encore quel impact aurait sa blessure sur son horaire des prochaines semaines, mais il se disait sûr de pouvoir participer aux Internationaux des États-Unis. Le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison débute le 28 août.

« Ce n’est rien de sérieux au sens où ce n’est pas une blessure qui peut s’aggraver. Mais c’est douloureux », mentionne le Torontois, qui précise prendre des anti-inflammatoires, mais pas d’antidouleurs.