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Pas de crise à la frontière, dit le gouvernement fédéral

Pas de crise à la frontière, dit le gouvernement fédéral
Photo Twitter, ministre des Transports Marc Garneau

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Le ministre fédéral des Transports refuse de parler de « crise » à la frontière du Québec, même si l’armée est de nouveau appelée pour préparer l’arrivée d’encore plus de migrants irréguliers.

« Ce n’est certainement pas une crise. On a déjà fait face à des passages irréguliers dans le passé, ce n’est pas la première fois que ça nous arrive », a souligné le ministre Marc Garneau lundi, au lendemain de sa visite au poste frontalier de Lacolle.

Pas de crise à la frontière, dit le gouvernement fédéral
Photo Twitter, ministre des Transports Marc Garneau

 

Le ministre a visité dimanche matin les tentes hébergeant une partie des demandeurs d'asile en provenance des États-Unis coincés à Saint-Bernard-de-Lacolle. Il en a conclu que la situation est «bien sous contrôle».

D’autres arrivent

L’élu montréalais a par contre admis qu’encore plus de migrants pourraient traverser au Canada par le chemin Roxham dans les semaines et mois qui viennent.

À l’heure actuelle, près de 85 % de ceux qui traversent par cette voie sont originaires d’Haïti. Cette réalité pourrait toutefois changer, puisque des migrants d’autres origines dont le statut est compromis aux États-Unis pourraient décider d’emboîter le pas aux Haïtiens.

Le Canada se prépare d’ailleurs à une augmentation des passages irréguliers à la frontière, soutient le ministre Garneau.

Pour preuve, les Forces canadiennes ont commencé le montage d’un deuxième camp pour doubler à partir d’aujourd’hui la capacité d’accueil de demandeurs d’asile à Saint-Bernard-de-Lacolle, qui passera de 512 à 1200 lits.

Pas de crise à la frontière, dit le gouvernement fédéral
Photo Twitter, ministre des Transports Marc Garneau

Prévenir

Le gouvernement Trudeau compte utiliser ses consulats aux États-Unis pour aller à la rencontre de migrants potentiels dans ce pays, en plus de multiplier les entrevues dans les médias américains.

L’objectif est de les prévenir que seules les personnes dont la vie est menacée si elles retournent dans leur pays d’origine seront reconnues comme réfugiées au Canada, après un examen de la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.