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Demandeurs d’asile: au fédéral de payer pour «les invités de Justin Trudeau», dit Lisée

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Le Québec n’a pas à payer pour «les invités de Justin Trudeau» qui arrivent au pays en traversant illégalement la frontière, croit le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée.

«Depuis quelques jours, on essaie de savoir quelle sera la compensation fédérale pour ces invités de Justin Trudeau [...] pour moi, c’est le gouvernement fédéral qui devrait payer pour», a déclaré M. Lisée lundi matin.

Cette semaine, environ 4000 chèques d’aide sociale seront distribués aux demandeurs d’asile qui entrent au Québec illégalement depuis quelques semaines en traversant la frontière canado-américaine.

«Il le faut, ces gens-là sont ici, a statué M. Lisée. Ils sont en détresse. Ils ont été invités par Justin Trudeau. Il leur a envoyé un “tweet” disant à tous les persécutés du monde: "Welcome to Canada."»

Selon le chef péquiste, le premier ministre Philippe Couillard aurait dû s’empresser de condamner les «déclarations irresponsables de Justin Trudeau» qui ont laissé croire aux demandeurs d’asile – des Haïtiens pour la plupart – qu’ils pouvaient quitter les États-Unis pour trouver refuge au Canada.

«Dans le cours normal des choses, on reçoit trois, quatre mille demandeurs d’asile par année. On a les capacités de le faire, on a la volonté de le faire, on a l’obligation internationale de le faire, a nuancé M. Lisée, mais cette fois-ci [...] c’est au gouvernement fédéral de payer le surplus par rapport à la pratique normale.»

Une question de cohérence

Interrogé à ce sujet, le ministre de la Solidarité sociale, François Blais, a assuré que Québec a non seulement les moyens d’aider financièrement les demandeurs d’asile, mais qu'il en a «l’obligation».

«Pour cette opération-là, c’est vraiment le Québec qui est l’acteur principal, a dit M. Blais [...] Ces personnes-là n’ont pas le droit de travailler. Donc, il faut être cohérent: si on leur enlève le droit de travailler, pour le moment, il faut s’assurer qu’elles puissent subvenir à leurs besoins. Encore une fois, on est dans le respect des ententes du décret qui a été adopté en 1996.»

Le ministre Blais a expliqué que son gouvernement préfère pour l'instant se concentrer sur les services à offrir aux demandeurs d'asile.

«On verra plus tard. On est en train de tout colliger. [...] On calcule tout, puis on verra avec le fédéral», a dit M. Blais.