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Saguenay: un père meurt piqué par des guêpes

La dame qui a tenté de lui sauver la vie se confie

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Yan Tremblay, un père de famille de Saint-Ambroise est mort d’un choc anaphylactique dans la journée de samedi après avoir été piqué par des guêpes en forêt.

C’est Manon Bouchard, une éducatrice spécialisée, qui a tenté de secourir le père de trois enfants, vendredi dernier.

« Mon conjoint et moi, on travaillait dehors. On était en train de donner du foin aux cerfs. Un pick-up est rentré rapidement dans ma cour. La dame sort du camion et dit : “vite, mon mari s’est fait piquer par des guêpes”, il est en train de mourir », raconte-t-elle avec émotion. C’est alors que Mme Bouchard et son conjoint appellent le 911. Le service d’urgence les épaule pendant les manœuvres de réanimation qui durent plus d’une heure. « On essayait de lui parler, mais il n’était pas capable de nous répondre. »

Yan Tremblay serait mort des suites de piqûres de guêpes alors qu’il parcourait ce sentier.
Photo Stéphane Bouchard
Yan Tremblay serait mort des suites de piqûres de guêpes alors qu’il parcourait ce sentier.

 

ENFANTS TRAUMATISÉS

« Au travers de tout ça, les enfants étaient dans le camion et disaient “papa, meurs pas, papa meurs pas” », se rappelle Mme Bouchard en précisant que les enfants ont entre trois et dix ans selon son estimation.

Après plusieurs minutes, l’ambulance et les policiers arrivent. « Les secours ont pris la relève, j’étais tellement contente. Ils ont tout essayé : l’intuber, lui faire des injections... Ils sont allés voir la madame et lui ont dit : ça fait quatre fois qu’on essaie de lui partir le cœur, on n’est pas capable », indique-t-elle. Ils emmènent ensuite Yan Tremblay à l’hôpital.

Après le départ de la jeune famille, Manon Bouchard et son conjoint sont sous le choc. « On a mal dormi. Mon conjoint mariait son fils le lendemain. » L’esprit n’était pas à la fête. Si les événements sont encore frais dans sa mémoire, elle tente présentement de trouver une signification dans ce qu’il lui est arrivé.

« Sur le coup, tu fais ce qu’il y a à faire, mais après, quand les policiers sont partis, je voulais pleurer », affirme Mme Bouchard en pointant du doigt l’endroit où l’incident est arrivé.