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Un autre cadre du SPVM suspendu

L’ex-patron des affaires internes est sous enquête

Costa Labos, le 23 mai dernier, témoignant devant la commission Chamberland.
Photo Agence qmi, Dario Ayala Costa Labos, le 23 mai dernier, témoignant devant la commission Chamberland.

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L’ex-patron des affaires internes au SPVM, dont le « travail rigoureux » fut salué par son chef il y a un an, est maintenant suspendu en raison de nouvelles allégations criminelles.

L’inspecteur-chef Costa Labos a été relevé de ses fonctions, hier, par le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Philippe Pichet, celui-là même qui s’était porté à sa défense l’automne dernier.

Philippe Pichet. Chef du SPVM
Photo Chantal Poirier
Philippe Pichet. Chef du SPVM

Le chef Pichet l’a annoncé dans un message laconique sur Twitter, sans identifier l’officier et en invoquant des « informations transmises par la SQ ».

La Sûreté du Québec, qui mène sa deuxième enquête criminelle en autant d’années sur l’officier Labos, n’a ni confirmé ni commenté la nouvelle.

Entrave à la justice

Selon nos informations, des allégations criminelles d’entrave à la justice et d’abus de confiance sont à l’étude, mais la nature du cas en litige reste secrète. L’hiver dernier, notre Bureau d’enquête avait rapporté que la SQ s’intéressait à la conduite de M. Labos dans l’enquête visant le sergent détective Mario Lambert.

Lambert, un ex-enquêteur vedette de la section des homicides au SPVM, a été trouvé coupable d’utilisation illégale des ordinateurs du corps policier, en 2012, mais fut acquitté par la Cour d’appel. Il s’est déjà dit victime d’une enquête bâclée.

Le 23 septembre dernier, le chef Pichet avait salué le « travail rigoureux » de Costa Labos, en annonçant lors d’une conférence de presse qu’il avait été blanchi d’allégations voulant qu’il ait menti à un juge pour obtenir un mandat de perquisition chez un policier.

Il laissait entendre que Labos était victime d’« accusations mensongères » de la Fraternité des policiers. Mais un mois plus tard, l’officier a été tassé des affaires internes pour superviser la centrale 911.

Deux autres cadres sont déjà suspendus en raison d’enquêtes criminelles de la SQ, soit le directeur adjoint Bernard Lamothe et le commandant Patrice Vilcéus.

♦ La SQ mène les enquêtes relevant des affaires internes du SPVM depuis que celles-ci ont été taxées de fabrication de preuve par d’anciens hauts gradés en entrevue à notre Bureau d’enquête.