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Que faire avec 8 millions $?

SÉRIES : Rangers c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Le cas d’Alex Galchenyuk continue d’alimenter les conversations dans les sphères du hockey.

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Selon CapFriendly, Marc Bergevin et le Canadien ont encore 8 462 023 $ dans les coffres.

Étonnant, n’est-ce pas? Je vous rappelle cependant que le contrat de 84 M$ de Carey Price, c’est-à-dire de 10,5 M$ par an, entrera en vigueur lors de la saison 2018-19. Par conséquent, le directeur général a de quoi créer un impact dans les coulisses de la ligue.

Est-il normal qu’une équipe possède autant d’argent et qu’elle n’ait toujours pas résolu l’éternel problème du joueur de centre numéro un? Tout récemment, Claude Julien affirmait que le Canadien songe à confier ce rôle à Jonathan Drouin. Du moins, on tentera l’expérience lors du calendrier des matchs préparatoires. Et quand on disputera 10 des 15 premiers matchs à l’étranger, autant trouver une solution rapide.

Bon, en soit, ce n’est pas une mauvaise idée. De toute façon, quand il est en possession de la rondelle, Drouin est partout sur la patinoire, qu’il soit centre ou ailier, ça n’a aucune différence.

Cependant, dans les faits, cet argent est-il bien enfoui dans les coffres en prévision d’un coup fumant?

Duchene, Nugent-Hopkins ...?

A-t-on toujours un intérêt pour Matt Duchene? Croit-on que Ryan Nugent-Hopkins pourrait être une solution au problème de l’attaque? A-t-on ciblé un autre joueur?

Marc Bergevin sera sûrement sollicité par ses homologues de la LNH au cours des prochaines semaines. Quand on possède autant d’argent, on attire l’attention. Toutefois, l’argent c’est un élément important, mais celui qui va pressentir Bergevin dans le but de conclure une transaction voudra obtenir un joueur de haut niveau.

Et qui pourrait être disponible?

Le cas Galchenyuk

Certes, Alex Galchenyuk, maintenant qu’il a signé une entente de trois ans, mérite beaucoup d’attention. On sait qu’il est talentueux. Par contre, on écoute les bruits de corridor et on n’aime pas ce que l’on entend.

Au niveau de l’analyse sur la surface de jeu, on sait qu’il est un joueur ayant une feuille de route comparable à Nugent-Hopkins et, pourquoi pas, à Duchene.

Attention, toutefois. À partir du principe que Nugent-Hopkins, qui a perdu de ses attributs avec l’arrivée de Connor McDavid à Edmonton, et Duchene, qui a connu une saison bien ordinaire, et que les deux patineurs n’ont peut-être pas l’étoffe pour remplir le rôle de joueur de centre numéro un, pourquoi échangerait-on Galchenyuk qui, au risque de se répéter, occupait une place parmi les 10 meilleurs pointeurs de la ligue, avant de tomber au combat en novembre 2016?

Je sais, le Canadien n’a pas de joueur de centre numéro un, donc, il ne serait pas difficile pour Nugent-Hopkins ou Duchene d’accepter, par la force des choses, cette responsabilité, mais sont-ils la solution? Duchene est-il aussi fiable que Galchenyuk dans son territoire? Pas certain.

Quand on dispose d’une somme aussi importante que Bergevin, on peut faire du shopping, analyser les possibilités d’un solide investissement, prendre une décision réfléchie.

Je n’ai aucun problème si le Canadien amorce la saison avec le personnel actuel et une masse salariale laissant beaucoup de latitude à son gestionnaire.

Par contre, il faudra éventuellement profiter de cet argent pour donner à son équipe ce dont elle aura besoin en cours de route.

Parfois, on n’a pas à attendre à la date limite des transactions.

Un changement au niveau des effectifs en octobre ou en novembre peut avoir un impact aussi important qu’en février.

Comme le répétait souvent Serge Savard, pourquoi attendre en février si on peut donner plus de lustre à son équipe au mois de novembre.