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Road trip estival en Grèce

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De nombreux Canadiens partent de l’autre côté de l’Atlantique afin de découvrir Paris, Madrid ou Rome. Mais peu vont jusqu’en Grèce. Pour ce road trip, je n’ai pas laissé le choix à ma blonde. Direction la République hellénique avec nos sacs à dos. Bien sûr, nous n’avons pas pu tout faire alors voici les étapes principales de notre road trip.

Étape 1

Thessalonique et la région de Macédoine

Pourquoi atterrir à Thessalonique ? Raison toute simple : Le prix ! Avec des compagnies pas chères (comme Ryanair), vous économisez jusqu’à 50 % par rapport à une arrivée à Athènes. La ville en elle-même n’a guère d’intérêt, hormis sa Tour Blanche, une ancienne prison sur le port. Le reste de la cité est sale, l’odeur des déchets horrible au soleil et les ruines totalement abandonnées à la végétation. Petit plus pour la baie d’Halkidiki, à l’est, qui offre de nombreuses plages délaissées par les touristes et de magnifiques paysages.

Étape 2

La Thessalie et la Grèce centrale

Deux arrêts alors qu’on se dirige vers le sud du pays. Tout d’abord, le petit village de Pantaleimon, construit à flanc de montagne. Tout n’y est que touristique et fait pour vendre des souvenirs. Pas nécessaire de s’y arrêter. Tout le contraire des monastères de ­Météora, notre premier coup de cœur du séjour : des bâtiments vieux de centaines ­d’années juchés en haut de montagnes ! Même si la montée est difficile sous la chaleur écrasante (plus de 40 °C, pensez à prévoir une bouteille d’eau), vous ne pouvez pas ne pas y aller. Les collections conservées dans les monastères, la vue et l’impression d’être seul au monde valent le détour.

Étape 3

Athènes et Le Pirée

La capitale et son port sont sûrement notre plus grosse déception. À Athènes, ville antique et ville moderne se côtoient. Mais c’est le pire de chacune qui ressort. L’Acropole est en travaux perpétuels, l’Agora est longée par le métro et le reste des ruines n’est que rarement mis en valeur. Bien sûr, le Parthénon est magnifique. Mais il manque quelque chose. On a comme ­l’impression que les Grecs ne cherchent qu’une chose : retirer le plus d’argent possible de notre venue. Nous avions prévu 7 jours, mais nous sommes partis au 3e ! Au port du Pirée, c’est le bazar complet entre les ferrys qui vomissent leurs milliers de passagers chaque jour, ceux qui montent dans les bateaux et la circulation totalement hors de contrôle.

Étape 4

Le Péloponnèse

Corinthe, comme Mycènes, sont des villes où les ruines sont un peu mieux présentées. Comptez une journée pour chacune. Juste après, arrêtez-vous au sanctuaire d’Asclépios et au fantastique théâtre d’Épidaure, à l’est : entièrement restauré, ce dernier est magnifique. Pas trop de touristes, une entrée à 16 dollars et des arbres pour se protéger : cochez-le sur votre carte !

Sparte est avec Athènes une énorme déception. Lorsque l’on pense à cette cité, on s’imagine les valeureux guerriers de l’Antiquité. Sur place, ascenseur émotionnel : peu de ruines, complètement délaissées. Ne perdez pas votre temps : Sparte n’en vaut pas la peine. Même constat pour Olympie : l’impression d’une ville artificielle. Mention aux petits restaurants traditionnels. Pas ceux de la rue principale. Marchez vers les rues moins peuplées. Vous y trouverez de très bons plats pas chers, comme la salade grecque (environ 7 dollars).

Monemvasia est notre second coup de cœur. Imaginez plutôt : vous prenez un pont étroit qui vous mène jusqu’à une presqu’île fortifiée bâtie sur la montagne. Vous laissez votre voiture et vous montez à pied dans le village. Tout en haut, vous découvrez une église byzantine du 12e siècle. En contrebas, la basse-ville, la jetée, la mer. Fou, tout simplement fou.

Étape 5

Les îles

Nous avons fait escale sur les îles ioniennes. Mais il en existe des dizaines : Rhodes, Corfou, Mykonos, pour ne citer qu’elles. Vous prenez le ferry et en avant l’aventure ! Attention, selon l’île, le trajet peut être long : comptez 14 h pour rejoindre Santorini depuis Le Pirée. En saison, il y a tellement de monde que c’est irrespirable : des milliers de touristes envahissent chaque île. Pour être tranquille, privilégiez mai-juin ou septembre. C’est ce que nous avons fait. Le temps y est toujours magnifique et seule reste la population locale. Petit plus : les tarifs descendent, parfois de 50 % !

Le saviez-vous ?

  • Conduire en Grèce s’apparente à un véritable parcours du combattant. Les Grecs ne respectent pour ainsi dire aucune règle. Lignes blanches franchies, dépassements sur les zones zébrées, vitesse excessive... Et je ne vous parle même pas du stationnement sur 2, voire 3 voies (y compris dans la circulation !).
  • Attention toutefois : les Grecs se garent les uns à la suite des autres. Si vous êtes le premier à vous garer, vous serez obligatoirement le dernier à partir !
  • Du côté des deux roues, même constat en pire. Personne ne porte de casque ou de protection. Ne soyez pas étonné de voir un motard conduire sur l’autoroute en t-shirt, short et claquettes avec son passager qui fume une cigarette à l’arrière. C’est presque une scène courante.
  • Les animaux domestiques sont les victimes de cette conduite folle. Vous pouvez apercevoir de nombreux chiens et chats tués le long des routes.