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Belle distribution pour un premier film

Le cinéaste Ara Ball a recruté plusieurs acteurs connus, dont Julie Le Breton

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Pour son premier long-métrage, Quand l’amour se creuse un trou, qu’il a tourné ces dernières semaines à Montréal et en Montérégie, le cinéaste québécois Ara Ball a réussi à réunir une distribution de choix composée de France Castel, Robert Naylor, Julie Le Breton et Patrice Robitaille.

« J’ai été chanceux, parce que tous les acteurs que je souhaitais avoir ont accepté », a dit Ara Ball en entrevue au Journal.

« Dès le départ, j’ai écrit le scénario en ayant Patrice Robitaille et Julie Le Breton en tête. Je savais qu’ils avaient déjà joué ensemble dans des films comme Québec-Montréal et Maurice Richard, mais à ce moment-là, je n’avais aucune idée qu’ils allaient aussi jouer ensemble dans De père en flic 2 et dans une série télé [Victor Lessard]. C’est un drôle de hasard ! »

Décrit comme une comédie noire, Quand l’amour se creuse un trou raconte une histoire d’amour atypique entre un adolescent de 17 ans et une femme de 68 ans. Julie Le Breton et Patrice Robitaille y incarnent un couple de professeurs de philosophie montréalais qui décident d’emmener leur fils Miron (Robert Naylor), un délinquant de 17 ans, passer quelques semaines à la campagne afin qu’il puisse terminer ses études secondaires. Mais une fois sur place, Miron tombera amoureux de Florence, leur nouvelle voisine, une femme de 68 ans (France Castel).

Écriture

Ara Ball a écrit le scénario de ce premier long-métrage en 16 jours durant un voyage au Pérou. Il a décidé de situer l’histoire de son film dans les années 1990.

« J’ai moi-même été ado dans les années 1990 et, à cette époque, j’avais tissé une belle amitié avec ma grand-mère. Alors, je peux facilement m’identifier au personnage principal de mon film », explique le cinéaste qui s’est déjà illustré avec plusieurs courts-métrages (dont L’Ouragan Fuck You Tabarnak et Le pédophile).

« Miron ne s’entend pas bien avec ses parents et sa rencon­tre avec cette voisine, qui est très ouverte d’esprit et qui aime parler de tout, lui donnera envie de quitter la prison intérieure que représente sa vie familiale. J’ai voulu que cette histoire-là se déroule dans les années 1990 parce que c’est une époque pas si lointaine où internet et les téléphones cellulaires étaient moins présents dans nos vies. On restait donc plus pognés avec nous-mêmes. »

Budget modeste

Quand l’amour se creuse un trou a été tourné à Montréal et dans le village de Howick, en Montérégie. Ara Ball et son équipe ont notamment dû recréer les années 1990 avec de vieilles voitures et des décors, accessoires et vêtements de l’époque. Et ils ont dû le faire avec des moyens très limités.

« On n’a pas un gros budget pour tourner le film, mais on a une équipe artistique de feu et tout le monde travaille très fort sur le tournage, indique le réalisateur.

« Je viens de l’école DIY [do it yourself]. C’est de cette façon que j’avais tourné mes premiers courts-métrages et c’est comme ça aussi que je tourne ce premier long-métrage. »


Quand l’amour se creuse un trou prendra l’affiche en 2018.