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Des Québécois résignés à affronter Irma

La tension est à son comble seulement quelques heures avant le passage de l’ouragan aux îles turquoises

Après avoir tout tenté pour quitter les îles Turques-et-Caïques, une centaine de Canadiens, dont de nombreux Québécois, n’ont eu d’autre choix jeudi soir que de se préparer à affronter Irma confinés dans leur chambre d’hôtel.
Photo Courtoisie Après avoir tout tenté pour quitter les îles Turques-et-Caïques, une centaine de Canadiens, dont de nombreux Québécois, n’ont eu d’autre choix jeudi soir que de se préparer à affronter Irma confinés dans leur chambre d’hôtel.

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Après avoir tout tenté pour quitter les îles Turques-et-Caïques, une centaine de Canadiens, dont de nombreux Québécois, n’ont eu d’autre choix jeudi soir que de se préparer à affronter Irma confinés dans leur chambre d’hôtel.

Marie-Christine Demers, de Montréal, est prise comme de nombreux autres touristes au Club-Med sur cette île des Caraïbes.

«C’est sûr que ce n’est pas agréable. Il y a eu une période d’anxiété plus tôt, mais à partir du moment où on est confiné, il n’ y a plus rien que l’on peut contrôler», exprimait la femme mi-trentenaire, quelques heures avant que l’ouragan ne frappe.

Malgré des tentatives répétées auprès de West Jet et du gouvernement canadien pour être rapatriées au pays ou pour acheter un nouveau billet d’avion, la majorité des touristes n’ont pu trouver de porte de sortie. Lors de la fermeture de l’aéroport, mercredi soir, tous leurs espoirs se sont anéantis.

Se préparer au pire

«On nous a prévenus que, pour ceux qui n’ont jamais vécu d’ouragan, avec l’intensité d’Irma, le son risque d’être extrêmement épeurant, que l’édifice pourrait shaker et que cela pourrait être extrêmement impressionnant, voire pour certains anxiogènes», a raconté Mme Demers.

«C’est un mauvais moment à passer. Toute la nuit, on risque d’être comme dans comme dans des montagnes russes, mais notre vie n’est pas menacée», essayait de relativiser la voyageuse.

Rez-de-chaussée condamné, fenêtres placardées, site extérieur sécurisé : les mesures d’urgence de l’hôtel apportent une forme de réconfort aux clients, a mentionné Mme Demers. «On a des rations de repas pour au moins trois repas, ils nous ont équipés pour qu’on puisse survivre dans notre isolation pendant plus de 24h.»

Faux espoir?

La voyageuse déplore le manque de soutien de son transporteur aérien, West Jet, qui aurait faussement laissé entendre que tout le monde pourrait évacuer à temps.

«Certains avaient proactivement contacté West Jet au cas où, et finalement, West Jet nous a écrit mardi midi pour nous dire que tous les passagers pourraient être rapatriés dans un vol d’urgence [...] Ils nous donnaient un numéro 1-800, alors on a tous sauté sur nos téléphones, mais en dedans de 10 minutes, le vol était complet», a déploré Marie-Christine Demers.

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