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Énergie Est et Réseau principal Est: TransCanada réclame une suspension de 30 jours

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CALGARY, Alberta – TransCanada a demandé jeudi à l’Office national de l’énergie (ONÉ) de suspendre temporairement ses demandes relatives aux projets Énergie Est et Réseau principal Est.

L’entreprise entend ainsi se donner du temps – 30 jours dans les faits – pour entreprendre une revue exhaustive des changements récents qui ont été imposés par l’ONÉ relativement aux sujets devant être étudiés dans le cadre du processus d’évaluation des deux projets de pipeline.

«La suspension va nous donner du temps pour mener un examen minutieux des changements récents annoncés par l'ONÉ concernant la liste des problèmes et des facteurs d'évaluation environnementale des projets, tout en comprenant comment ces changements influent sur les coûts, les calendriers et la viabilité des projets», a écrit TransCanada, dans un communiqué.

«Outre Énergie Est, nous continuerons à faire progresser notre programme de capital à court terme de 24 milliards $, en plus de nos opportunités à plus long terme», a dit Russ Girling, président et chef de la direction de TransCanada.

Greenpeace a réagi en soirée à l'annonce de l'entreprise basée à Calgary, en Alberta. «TransCanada craint une évaluation des émissions de gaz à effet de serre, qui si elle est bien faite, conclurait que ce projet est totalement incompatible avec l’Accord de Paris et nos engagements climatiques, a dit Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Canada à Montréal.

«TransCanada a de la difficulté à trouver des pétrolières qui voudraient utiliser son pipeline Keystone XL et par conséquent Énergie Est ressemble de plus en plus à un éléphant blanc, sans parler du véritable mur d’opposition qui fait que ce pipeline ne pourra jamais passer la frontière du Québec», a ajouté M. Bonin.

Du côté d’Équiterre, on croit toujours qu’Énergie Est est sur le respirateur artificiel. «Le 23 août, nous avons déclaré qu’un autre clou venait d’être enfoncé dans le cercueil d’Énergie Est, force est de constater qu’un autre vient de s’ajouter aujourd’hui. Il faut toutefois rester vigilant et ne pas faiblir dans notre mobilisation pour que ce projet soit définitivement abandonné», a dit Steven Guilbeault, directeur principal et porte-parole d’Équiterre.