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Landry pour la ligne dure sur la loi 101 au cégep

Commémorations SSJB de Gaulle
Photo courtoisie Bernard landry
Ex-chef péquiste

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L’ex-chef péquiste Bernard Landry critique Jean-François Lisée qui refuse d’étendre l’application de la loi 101 aux cégeps par « électoralisme ».

« L’électoralisme n’est pas l’âme d’un parti, tranche Bernard Landry. C’est une question de principes, de respect de la population et de respect du Québec. »

Au cours du congrès du Parti québécois qui se tiendra tout le week-end à Montréal, Jean-François Lisée tentera de faire retirer du programme du parti l’interdiction pour les francophones et allophones de fréquenter les cégeps de langue anglaise.

En mai, le chef a confié que la mesure vise notamment à attirer les jeunes au parti.

Bernard Landry, lui, s’oppose à cette stratégie.

« Quand on vit au Québec, on vit au Québec, et, comme disait Robert Bourassa, la seule langue officielle, c’est le français », plaide-t-il.

Il estime qu’une « proportion beaucoup trop grande de nos nouveaux arrivants » opte pour les cégeps anglophones.

« Et les premières victimes de cette non-intégration, ce sont les immigrants eux-mêmes », dit l’ex-premier ministre.

Les jeunes francophones nés au Québec ne devraient pas non plus conserver ce droit, selon Bernard Landry.

« Allez essayer ça en Allemagne ou en France ou au Mexique », illustre-t-il.

Pourtant, Bernard Landry avait refusé d’appliquer la loi 101 aux cégeps à l’époque où il était chef.

« J’aurais voulu faire ça, mais j’avais à l’intérieur du parti un adversaire de taille et redoutable, Jacques Parizeau, qui était tout à fait contre cette mesure parce qu’il disait “ce sont des adultes” », explique-t-il aujourd’hui.

La position de l’ex-premier ministre semble toutefois minoritaire au sein du PQ. La semaine dernière, Jean-François Lisée affirmait « que 75 % des comtés » appuient sa proposition.