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Îles Turquoises: des Québécois attendent des nouvelles de leur transporteur aérien

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Richard Huard et sa femme se trouvent au Club Med des îles Turquoises où ils ont subi les foudres de l’ouragan Irma depuis leur chambre d’hôtel, où ils ont dû se barricader de longues heures durant, six longues heures dans les faits, une période interminable. Ils attendent maintenant des nouvelles de leur compagnie aérienne.

«Ça a vraiment frappé de façon intense, c’est un désastre naturel débile», a-t-il dit en ondes au 98,5 FM, samedi, en précisant que la plage est jonchée de divers débris, mais que la route principale longeant la côte a d’ores et déjà dégagée de tous les arbres qui s’y étaient abattus.

«Tout le monde était confiné à sa chambre, c’était la consigne. Et si ça bardait beaucoup, il fallait aller dans la salle de bain, qui était l’endroit le plus sécuritaire», a-t-il raconté.

«On a craint pour notre sécurité [...] à cause de l’intensité, le son du vent et la pluie qui battait dans les fenêtres. C’était très long, de 20 h à 2 h du matin, six heures intenses, on craignait que les fenêtres et la porte puissent céder, c’était des rafales sans arrêt pendant six heures. C’est très long, c’est l’une des choses dont on parle ensemble les Québécois après coup.»

José, plus de craintes que de mal

Heureusement, l’ouragan José, qui suit Irma, est passé au large des îles Turquoises, selon M. Huard. Toutefois, c’est la nourriture qui commence à manquer, le restaurant principal du Club Med étant fermé pour une période indéterminée.

«Des G.O. viennent nous porter des sacs de nourriture qui avaient été préparés avant la tempête, mais là on s’en va vers le village le plus proche, à une vingtaine de minutes de marche, pour voir si on ne peut pas s’acheter un bon café pour tourner la page», a-t-il raconté.

En attente

Mais ce qui manque encore plus à M. Huard et à sa femme, mais aussi à d’autres Québécois qui se trouvent avec eux, c’est l’attente de nouvelles de leur transporteur aérien. Les Huard devaient normalement revenir au Québec dimanche, mais ils étaient dans l’incertitude samedi.

«Ce qu’on souhaite le plus, c’est d’avoir des nouvelles d’Air Canada. On devait revenir dimanche, mais l’aéroport est fermé et on attend les réparations», a indiqué M. Huard, en précisant que d’autres touristes québécois ont pour leur part voyagé avec d’autres transporteurs.

Selon M. Huard, en quelques minutes on reçoit une confirmation par courriel après avoir acheté ses billets, aussi il ne comprend pas pourquoi aucune communication, à ce jour, n’a été faite par Air Canada. «On aimerait que tous les transporteurs, incluant le nôtre, Air Canada, qu’ils puissent au moins nous envoyer un courriel, une mise à jour, personne ne nous a écrit. Mais on a reçu un appel d’[Affaires mondiales Canada] pour nous demander si on était corrects, comment on s’arrange. On leur a demandé si le Canada allait venir nous chercher, entre guillemets, ils nous ont référés à notre transporteur.»