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À gauche ou à droite, mais pas au centre

Alex Galchenyuk restera à l’aile

À gauche ou à droite, mais pas au centre
Photo Martin Chevalier

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Il y a un éternel débat avec Alex Galchenyuk. Est-ce qu’il deviendra un meilleur joueur à l’aile gauche ou au centre ? À l’aube de sa sixième saison avec le Canadien, Galchenyuk devra s’attendre à revenir dans un rôle d’ailier gauche ou même d’ailier droit.

« Quand je me fais poser cette question sur le centre ou l’aile, je sais que je suis de retour à Montréal ! J’essaie de trouver une nouvelle réponse, a dit Galchenyuk avec le sourire. J’essaie d’être le meilleur joueur possible. Que je sois ailier ou centre, je dois jouer de mon mieux. Ça m’importe peu, c’est le travail de l’entraîneur de déterminer ma position. »

Si la décision revient à Claude Julien, Marc Bergevin a déjà offert des indices importants sur les intentions de l’équipe avec le numéro 27.

« Je suis ici depuis six ans, j’ai vu Alex tous les jours, a rappelé le directeur général du Tricolore. Le poste de centre est très difficile et exigeant. Au moment où on se parle, Alex n’est pas capable de jouer à cette position à tous les jours. Je n’ai pas besoin de l’essayer encore dix fois. Ça pourrait finir par changer.

« Je pense que ça vient avec la maturité, a-t-il poursuivi. Tu dois être capable de jouer sans la rondelle. Et quand tu affrontes les meilleurs attaquants adverses, tu t’exposes. De ce que j’ai vu dans le passé, Alex n’était pas prêt à occuper ce rôle. Il ne le sera peut-être jamais. »

Jamais de non

Bergevin n’a pas écarté l’option d’utiliser Galchenyuk sur le flanc droit.

« C’est Claude qui a le dernier mot, mais l’une des qualités d’Alex est sa capacité à décocher des tirs rapidement, a-t-il mentionné. On a vu par le passé que lorsqu’il se trouve du côté droit, il peut mieux le faire. »

Questionné sur cette possibilité de voir Galchenyuk à l’aile droite, Julien semblait moins emballé que son DG.

« Vous voulez rajouter encore plus de piquant, nous pourrions aussi l’utiliser à la défense, a répliqué l’entraîneur en chef. Marc est le gérant, moi, je suis l’entraîneur. Il n’y a jamais de non. Je pourrais le voir à droite, mais surtout en supériorité numérique. Quand tu as déjà joué au centre, tu peux te retrouver autant à gauche qu’à droite. C’est un joueur qui a assez de talent pour s’adapter aux deux ailes. Il n’y a aucune restriction. »

Conscient des rumeurs

Après l’élimination du CH au premier tour des séries face aux Rangers de New York, le nom de Galchenyuk a souvent circulé dans les rumeurs de transaction. Mais il n’a finalement jamais quitté Montréal, paraphant une nouvelle entente de trois ans d’une valeur de 14,7 millions (4,9 millions en moyenne).

« Je ne pensais pas que j’allais être échangé, j’avais bon espoir que le contrat se règle, a expliqué le troisième choix au total au repêchage de 2012. Mais avec les médias sociaux, c’était partout. C’est difficile de ne pas se laisser influencer par ça. Malgré tout, je demeurais persuadé que ça se réglerait. Je suis content d’être de retour, ce contrat de trois ans est une grosse étape dans ma carrière. »

Galchenyuk n’a pas été déstabilisé par les bruits à son endroit, mais il ne pouvait tout simplement pas les ignorer.

« Ça ne me jouait pas dans la tête, a-t-il répliqué. Mais t’ouvres ton téléphone, tu es sur Twitter, les gens en parlent. C’est dur de ne pas le remarquer quand c’est à ton sujet. J’essayais de ne pas m’y attarder et de me concentrer sur mon entraînement. »

Avec les départs d’Andreï Markov, Alexander Radulov, Alexeï Emelin et Nikita Nesterov, Galchenyuk n’aura plus l’occasion de parler dans sa langue maternelle dans le vestiaire de l’équipe.

« J’en parlais avec Al Montoya au déjeuner. Je ne dis pas que c’est une grosse affaire, mais j’étais habitué à toujours parler russe et là, il ne reste que Nikita Scherbak ! Je vais garder mon russe en lui parlant. »

Mais à la fin du camp, Scherbak a plus de chances de se retrouver à Laval qu’à Montréal.